De retour lors de la victoire à Perpignan (29-31), après une blessure à la cheville, Davit Niniashvili aborde le déplacement sur la pelouse du Racing 92, dimanche soir (21h05), avec une seule idée en tête : « gagner », pour continuer à croire au Top 6.
Davit, on se répète chaque semaine mais si vous perdez ce week-end, c’est adieu le Top 6 ?
Oui, c’est un match très important. On sait que le Racing est meilleur à domicile (plutôt qu’à l’extérieur). Avec Pau, c’est une des équipes qui n’a pas perdu de match à domicile. On a montré qu’on était capables de faire des choses à l’extérieur avec le dernier match à Perpignan et avant le match contre Castres (fin février). On sait que ça va être une bataille là-bas et on est prêts pour ça.
La victoire à Perpignan, dans le contexte d’Aimé-Giral, a-t-elle renforcé le groupe ?
Oui. Quand je suis arrivé, on avait une nouvelle équipe, de nouveaux joueurs. Maintenant, on se connaît mieux. Tout le monde a joué ensemble, on sait déjà qui va faire quoi. Je pense qu’on est plus serré maintenant qu’en début de saison.
Cette victoire à Perpignan vous donne-t-elle encore plus envie d’aller chercher le Top 6 ?
L’objectif, c’est soit le Top 6, soit le Top 8. On bataille pour ça. On verra ce qu’il va se passer. Le Racing 92, c’est une équipe qui est costaude au contact et une équipe très lourde.
Croyez-vous encore à ce top 6 ?
Oui. C’est dur de parler du futur mais ma mentalité est comme ça. Je ne veux que gagner. Match à l’extérieur ou domicile, ça ne m’intéresse pas. Pour moi, le plus important, c’est gagner des matchs.
Vous connaissez bien Josua Tuisova (ils ont joué ensemble à Lyon) qui a plusieurs coéquipiers très solides, comme lui, comment se prépare-t-on avant d’affronter tous ces joueurs ?
D’abord, on prépare les épaules (rires). Mais je pense qu’on est prêt, parce que Perpignan aussi est costaud mais on n’a pas perdu les contacts…
Il n’y a pas de pluie ni de vent, dans cette salle de l’Aréna qui a aussi une pelouse rapide. Est-ce un contexte qui vous plaît pour exprimer vos qualités de vitesse notamment ?
Ouais, j’aime bien le synthétique, parce que ça va très vite. C’est bien de jouer sur un terrain comme ça, dans un endroit fermé, qui sera bruyant à cause des supporteurs du Racing, qui nous mettrons sous pression, ce que j’aime bien aussi.
À Perpignan, vous reveniez d’une blessure à la cheville contractée fin mars contre Bayonne. Quelles étaient vos sensations ?
J’ai retrouvé confiance, d’abord. Mais ce n’était pas une grosse blessure, avec trois semaines (d’absence). Je pensais pouvoir reprendre contre Bordeaux mais je n’ai pas réussi, ensuite, je n’ai plus pensé qu’à Perpignan. J’avais eu peur (contre Bayonne), mais je m’en suis bien sorti. Je suis content quand je joue, quand je suis sur le terrain avec mes amis.