Plombé par une première mi-temps cauchemardesque, le Stade Rochelais a concédé un lourd revers à domicile face à Lyon (24-44). Désormais 10ᵉ du Top 14, les Maritimes poursuivent leur glissade au classement.
Le match d’après pour le Stade Rochelais. Quelques jours seulement après l’accident cardiaque ayant contraint l’emblématique Uini Atonio à mettre un terme à sa carrière, les Maritimes devaient se relever face à Lyon. Le tout avec près d’une vingtaine d’absents. En face, le LOU, 12ᵉ du Top 14 avant le début de cette rencontre, connaissait la situation particulière dans laquelle son adversaire était plongé. Sans forcer son talent, Lyon a rapidement pris le contrôle de la rencontre, menant déjà 31-7 à la pause avant de s’imposer 44-24. Pour les Rochelais, la crise s’aggrave avec une quatrième défaite consécutive toutes compétitions confondues.
Un premier acte cauchemardesque
La rencontre débutait par un symbole lourd de sens. La troisième minute devait être consacrée à un hommage du public à Uini Atonio. Si Marcel-Deflandre a bien honoré sa légende, c’est précisément à ce moment que le Lyonnais Gabin Lorre transperçait une défense rochelaise absente (0-7, 3’). Les Maritimes tentaient de se remettre dans le sens de la marche, mais leur jeu, trop brouillon, peinait à inquiéter la défense lyonnaise. Levani Botia écopait même d’un carton jaune (14′) pour un plaquage qui touchait la tête de Baptiste Couilloud. Cette faute donnait à l’arrière Méliande l’occasion d’aggraver le score (0-10, 15’). Décidément généreux avec leur adversaire, les Maritimes offraient un deuxième essai. Bien qu’en infériorité numérique pour encore quelques secondes, Quentin Lespiaucq se précipitait pour jouer une touche rapidement. Sa passe était immédiatement interceptée par Sam Simmonds (0-17, 24’).
Quatre minutes plus tard, Antoine Hastoy se faisait intercepter à son tour par Couilloud. L’action se prolongeait jusqu’à Dumortier, qui inscrivait le troisième essai du LOU (0-24, 28’). Le cauchemar se poursuivait. Sur un lancement de jeu anodin, le centre Masi percutait Hastoy, déchirait le rideau défensif, avant d’offrir l’essai à son compère du centre, Théo Millet (0-31, 36’). Deflandre était autant médusé par ce scénario catastrophe que par l’impuissance que dégageait son équipe. C’en était trop pour certains spectateurs qui décidaient de quitter le stade avant même la fin du premier acte. Ces derniers loupaient l’essai de Davit Niniashvili, l’un des rares Rochelais à surnager samedi, qui sauvait l’honneur des siens juste avant la mi-temps (7-31, 40’).
L’espoir avant la désillusion
Au retour des vestiaires, les hommes de Ronan O’Gara montraient un tout autre visage. Judicaël Cancoriet en force (41’), puis UJ Seuteni en bout de ligne après un superbe service de Nolhann Couillaud (45’), relançaient totalement la rencontre (19-31). D’autant que Lyon évoluait alors à 14 après le carton jaune reçu par Guillaume Marchand (44’). Deflandre commençait à rugir, ses joueurs y croyaient à nouveau. Un sentiment davantage renforcé par la réalisation de Jack Nowell moins de dix minutes plus tard. Malgré une transformation manquée par Ihaia West, La Rochelle revenait à sept longueurs (24-31, 59’).
Toutefois, le come-back s’arrêtait là. Les Maritimes retombaient dans leurs travers. L’audace et la vitesse étaient remplacées par un jeu stéréotypé qui ne fonctionnait pas. Sur une contre-attaque, le Fidjien Jiuta Wainiqolo douchait définitivement les espoirs rochelais (24-41, 73’). Une ultime pénalité de Méliande, auteur de 19 points et impeccable au pied, scellait le succès lyonnais (24-44). La revanche est prise pour le LOU après la défaite concédée à domicile au match aller. Pour le Stade Rochelais, le coup est rude. Après une semaine de repos qui fera du bien à tout le monde, ils retrouveront Marcel-Deflandre avec la réception de Montpellier, équipe en pleine forme ces dernières semaines.