Satisfaction des deux matchs amicaux face à Bordeaux-Bègles et au Munster, le demi de mêlée Valentin Bouju (18 ans) devrait profiter de la blessure au genou de Nolann Le Garrec pour disputer ses premières minutes en professionnel ce samedi face à Toulon.
Le baptême du feu se rapproche pour Valentin Bouju. Aperçu pour la première fois avec le groupe professionnel lors des matchs amicaux face à Bordeaux-Bègles et au Munster, le jeune demi de mêlée de 18 ans, auteur d’un essai lors de chacune des deux rencontres, avait marqué des points auprès du staff. Les blessures de Thomas Berjon (genou) et de Nolann Le Garrec (genou) vont accéléré le passage de Valentin Bouju chez les professionnels, avec de premières minutes attendues ce samedi à Toulon.
« Valentin, il a un gros potentiel », a lancé l’entraîneur des arrières rochelais Sébastien Boboul à son sujet en conférence de presse. « Il ne faut pas qu’on aille trop vite avec lui, ça reste un poste clé. Il a 18 ans, il faut qu’il encaisse les charges de travail aussi. On savait qu’il avait du potentiel, il l’a montré chez les jeunes et en équipe de France jeune. C’est bien d’avoir un joueur comme ça, mais c’est encore un joueur à polir, il a beaucoup de choses à travailler. Il y a eu de bonnes choses sur les matchs amicaux, il gagne en expérience, il gagne en vécu sur les entraînements. C’est comme ça qu’il va se construire, en ayant des situations à jouer, que ce soit en matchs de haut niveau ou à l’entraînement. Mais c’est quelqu’un d’intéressant. »
« Il sent bien le jeu »
Arrivé en 2015 au Stade Rochelais, démarrer un match de championnat avec son club formateur va, à coup sûr, être un moment fort. Lui-même formé au club et attaché à l’identité rochelaise, Matthias Haddad est revenu en conférence de presse sur le profil de Valentin Bouju. « J’aime beaucoup, il sent bien le rugby », lance le troisième ligne. « J’espère qu’il va suivre la trajectoire qu’on lui promet. Il a beaucoup à apprendre, mais je pense qu’il est très bien entouré, que ce soit au centre de formation, en Espoirs, où il a une belle concurrence avec Nolhann Couillaud, Louis Boboul ou Temanatua (Boichot). Mais aussi avec l’équipe pro. Il peut apprendre vraiment de Nolann (Le Garrec), qui avait à peu près le même profil, très précoce, très talentueux et très tôt avec les pros. »
Matthias Haddad poursuit : « C’est quelqu’un qui est 10 de formation, qui sent le jeu, qui comprend vite. Pour avoir discuté avec lui, il est passé numéro 9 assez tard. Ça me fait un peu penser à Nolann (Le Garrec), qui jouait aussi 10 et qui est passé numéro 9 un peu tard. »
Une semaine après les débuts de Sacha Elissalde en Top 14, la possible première en professionnel de Valentin Bouju serait un nouveau signe de la confiance accordée par le staff aux jeunes issus de la formation.






