Océan, sport, marque de vêtement : à la découverte de l’ailier du Stade Rochelais Jack Nowell

Joueur de rugby professionnel depuis quinze ans, l’ailier du Stade Rochelais Jack Nowell cultive bien d’autres passions en dehors des terrains. Entre son amour pour l’océan et son implication dans une marque de vêtements, fondée par un ami en Angleterre, l’international anglais aime garder l’esprit occupé loin du rugby.

L'international anglais n'hésite pas à faire poser ses coéquipiers avec sa marque | mustard_est2015
L'international anglais n'hésite pas à faire poser ses coéquipiers avec sa marque | mustard_est2015

Loin des terrains, Jack Nowell affiche la même énergie débordante que ballon en main. Curieux de nature, l’Anglais multiplie les activités pour nourrir son esprit et s’échapper d’un quotidien rythmé par le rugby.

« J’ai beaucoup de « hobbies », lance l’international Anglais (44 sélections). « J’essaie de rester occuper, de faire beaucoup de choses en dehors des terrains. J’aime tout ce qui a un rapport avec l’océan. Que ce soit surfer, faire du paddle, nager.. J’aime aussi les motos, j’en ai quelques unes. J’aime bien « rider ». Avec les gars, on joue aussi au golf. On est plusieurs à s’y être mis récemment. »

« Très important d’avoir des choses à côté du rugby »

À 33 ans et après quinze saisons dans le rugby professionnel, Jack Nowell, qui espère jouer encore plusieurs années, a appris à prendre du recul sur un métier-passion qui peut se montrer envahissant mentalement.

« C’est vraiment très important d’avoir des choses à côté du rugby parce que ça demande beaucoup d’implication », reconnaît Nowell. « C’est notre travail, on en fait tous les jours. Beaucoup de joueurs rentrent chez eux et pensent encore au rugby. Au fur et à mesure du temps, ça peut vous fatiguer et à terme, vous pouvez prendre moins de plaisir à jouer au rugby. Comme je le disais, j’ai d’autres choses à côté et j’ai aussi trois enfants. Dès que j’ai fini ma journée de rugby, je rentre chez moi (rires). J’occupe ensuite mon rôle de père, on essaie de faire des balades à vélo, d’aller nager ce qui me permet de sortir mon esprit du rugby. C’est très important. »

Impliqué dans une marque de vêtement 

En parallèle des pubs qu’il a ouverts outre-Manche, la mode a progressivement pris de la place dans son quotidien. Jack Nowell s’est progressivement investi dans la marque Mustard, créée par l’un de ses amis à Cornwall, sa région natale.

« J’essaie de mettre mon esprit dans des choses différentes quand je ne joue pas au rugby. Pour un joueur de rugby, c’est très difficile de trouver des vêtements qui vont bien. Je ne suis pas très grand mais je suis un peu large. Les tee-shirts peuvent être trop serré ou trop longs. »

Déjà propriétaire de la marque depuis plusieurs années, un ami anglais lui propose alors de rejoindre l’aventure pendant la période du Covid.

« Mon ami possédait déjà Mustard depuis quelques années et pendant le Covid, je l’ai appelé en lui disant que j’aimerais être impliqué dans la marque et que je voulais l’aider à créer, à designer des vêtements », se remémore l’ailier. « Il était d’accord pour qu’on fasse ça ensemble et le Covid nous a permis de se réunir. On s’amuse beaucoup avec ça. Nous avons une boutique à Cornwall, en Angleterre, d’où je viens. En ce moment, c’est difficile parce que mon objectif principal est le rugby. On est seulement deux à gérer la marque donc ça demande beaucoup de temps. Heureusement, il travaille beaucoup (rire). La plupart du temps, on vend nos vêtements en Angleterre mais j’ai déjà vu des gens sur le port de La Rochelle avec des tee-shirts ce qui est appréciable. On a même déjà fait des ventes à Hong-Kong, au Japon, j’espère que ça ne fera que grandir. »

« Je suis toujours prêt à aider mes coéquipiers »

Très attaché à la notion de collectif, Jack Nowell aime aussi associer ses coéquipiers à ses différents projets, notamment autour de la marque Mustard.

« Je pense que c’est la beauté d’une équipe de rugby. Je pense que si vous soutenez vos coéquipiers hors du terrain, que ce soit au niveau de leur hobbies ou de leurs objectifs, ça crée forcément quelque chose de différent sur le terrain. Si uns des gars veut que je les aide pour un de leur projet, je suis toujours prêt à les aider. On est tous assez proche les uns des autres et nous voulons s’aider les uns les autres. C’est facile quand vous gagnez, quand vous levez des trophées mais c’est important de se soutenir quand c’est plus difficile et que l’on doit revenir à ce processus pour retrouver la victoire. »

Nowell a d’ailleurs son petit classement des joueurs les plus branchés du vestiaire.

« Teddy Thomas était très stylé, Dillyn (Leyds) aussi. Judi’ (Cancoriet) s’habille aussi très bien. UJ (Seuteni) également. Si je devais faire un classement, je dirais Judi’ en premier, Dillyn et UJ en troisième. Et moi ? Je me mets juste au dessus de Judi (sourire). Tu sais qui est le pire ? C’est Bourga’ (rire). »

Montrer une autre facette d’une équipe de rugby

Au-delà du partage avec ses coéquipiers, qu’il juge essentiel, Jack Nowell a aussi commencé à filmer plusieurs moments de son quotidien, entre entraînements, déplacements ou instants de vie en dehors des terrains avec ses coéquipiers du Stade Rochelais. Une manière pour l’Anglais de montrer les coulisses d’une équipe de rugby, sur et en dehors des terrains, et de partager cela avec les supporters.

« Je trouve ça important de partager avec eux. On a beaucoup de magnifiques fans ici à La Rochelle mais beaucoup d’entre-eux ne nous voient que le samedi ou le dimanche quand on joue un match. Il y a tellement de personnages différents dans une équipe de rugby. J’ai donc eu envie de montrer un peu notre quotidien, nos déplacements aussi. Je l’ai fais récemment quand on a affronté Bayonne à Saint-Sébastien (en mars dernier). Il y a des moments incroyables où on gagne des trophées, des matchs, ça tout le monde le voit. Mais il y a aussi des moments difficiles, comme quand on perd un match ou qu’un coéquipier se blesse. C’est un autre côté du rugby. J’essaie donc de montrer un peu de cela et je prends du plaisir à le faire. J’espère faire sourire quelques personnes. »

Actuellement touché par une blessure aux ischio-jambiers, Jack Nowell espère le Stade Rochelais intégrer le Top 6 afin de tenter de décrocher le Bouclier de Brennus, un « rêve » pour l’international anglais.

Découvrez l’actualité de la Rochelle et de la Charente-Maritime sur notre site Web et en direct notre sur notre Facebook.