Stade Rochelais – UBB. Antoine Hastoy : « On a forcément envie de se mesurer à ce qui se fait de mieux en ce moment »

À l’approche de la réception de l’Union Bordeaux-Bègles (samedi, 14h30), le demi d’ouverture du Stade Rochelais, Antoine Hastoy, est revenu en conférence de presse sur l’importance de cette rencontre, les retours de plusieurs cadres, ainsi que sur les perspectives de cette fin de saison en Top 14.

Préservé en Challenge Cup, Antoine Hastoy sera titulaire face à l'UBB ce samedi I Stade Rochelais

Comment se comporte l’équipe à l’entraînement avant d’affronter Bordeaux-Bègles, qui de son côté sort d’un gros match de Champions Cup, face à Toulouse ? Les curseurs sont-ils rehaussés comme avant un match de phase finale ?

Oui, bien sûr après peu importe qui on reçoit ou chez qui on va jouer. On n’a plus le droit à l’erreur. Là, c’est Bordeaux, on a forcément envie de se mesurer à ce qui se fait de mieux en ce moment. On a tous, je pense, apprécié regarder ce match de rugby. Maintenant, c’est à nous de prendre les devants et de faire un bon match. C’est dynamique obligatoire (sur cette fin de saison) parce qu’on n’a pas fait le job avant. Je sens un groupe qui est quand même positif, qui a envie de travailler et qui a envie de montrer un bon visage sur le terrain.

Quand vous dites « on n’a plus le droit à l’erreur », est-ce lié à ce que vous représentez pour le club ou plutôt au fait que le Top 6 reste dans un coin de la tête ?

Je pense qu’on l’a forcément dans un coin de la tête, même si c’est très compliqué et qu’on n’a pas le droit à l’erreur encore une fois, il faut tout gagner quasiment pour espérer se qualifier. Mais en effet, comme vous dites, pour nous, pour le club, pour ce que ça représente, c’est important l’image qu’on va montrer sur le terrain, ce qu’on va mettre sur chacun des six derniers matchs.

On imagine que le retour de plusieurs cadres (Alldritt, Boudehent Bourgarit..) fait du bien à l’ensemble du groupe.

Oui bien-sûr. Quand on voit les joueurs qui reviennent, ça apporte beaucoup d’exigence, de la qualité aux entraînements. On a réellement besoin. Ca travaille plutôt bien depuis un certain temps. Ça travaille plutôt bien depuis un certain temps mais c’est dommage, cette contre-performance contre Bayonne alors qu’on espérait plus. Après, dans ce qu’on fait aux entraînements, dans ce qu’on veut mettre en place, c’est quand même largement différent de ce qu’on a pu voir à la mi-saison.

Que génère dans le groupe la perspective de peut-être manquer la phase finale du Top 14 pour la deuxième saison consécutive ?

C’est plus le fait qu’il reste six matchs et qu’on doit faire six bons matchs plutôt que de dire qu’on va louper quelque chose. Mais en effet, on est le Stade Rochelais, ça serait difficile de refaire ça une deuxième saison. Mais bon, c’est long, plein de choses se sont passées. Donc on reste concentrés sur ce match et uniquement sur ce match. Et on va faire comme ça jusqu’à la fin de saison. Ce serait bien d’être constant. Là, ce dont on a besoin, c’est de gagner et de montrer un beau visage.

Quand on est international comme vous, est-ce que ça pique de voir d’autres internationaux s’envoyer dans un match comme UBB-Toulouse ? Est-ce que ça donne encore plus de regrets sur la saison, collectivement parlant ?

Bien sûr, c’est dur de voir ça. Surtout une compétition où on a eu ces dernières années l’habitude de jouer ces matchs-là, ces phases finales. C’est râlant, mais en même temps, est-ce qu’on a tout fait pour être à ce niveau ? Je ne sais pas. C’est râlant et ça doit nous mettre quelque chose dans le ventre pour essayer de revenir vite à ce niveau-là et refaire ces matchs-là.

Vous parliez de constance à trouver. Vos trois dernières sorties vont dans ce sens.

Non, mais trois matchs, ce n’est pas constant (sourire). Mais c’est sûr que ça fait du bien. Là, je parle pour moi personnellement. Ça fait du bien d’être sur le terrain, de jouer et de prendre aussi un peu plus de plaisir. À moi de continuer là-dedans et d’aider au maximum pour surtout gagner parce que c’est cet objectif-là qu’on cherche.

Sur les trois derniers matchs que vous avez joué, vous avez percé le rideau adverse autant de fois que sur les treize autre depuis le début de cette saison. C’est là où vous prenez le plus de plaisir sur le terrain ?

Oui, bien sûr, j’aime ça et je n’arrive pas toujours à le trouver. Pour plusieurs raisons. Moi aussi, je me remets en question. Je pense que c’est ce qui commence à être fait. Encore une fois, ce n’est pas fini. Il faut continuer à bien travailler. Quand on fait des bonnes semaines de travail, on peut montrer quelque chose le week-end. J’espère que ça va continuer comme ça.

Vous avez évoqué une remise en question. Pouvez-vous nous dire à quel niveau ?

Après la remise en question, ça doit être le quotidien d’un rugbyman. Mais oui, sur l’approche des matchs, toute la préparation des matchs. Je dois forcément plus communiquer de par mon poste. Surtout avec les entraîneurs. Demander ce dont j’ai envie aussi. Savoir ce que je peux apporter, là où je peux être le mieux pour l’équipe, reprendre un peu de plaisir sur le terrain, c’est très important pour moi. Faire part de ce que je pense, au lieu de me braquer parfois.

Propos recueillis par Jules Lefebvre

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