Adjointe en charge du secteur ouest, Aya Koffi a déposé plainte après la découverte de tags à son encontre dans le quartier de Mireuil. L’élue relie cet événement à des incidents survenus quelques jours plus tôt impliquant l’installation de piscines « illégales ».
« Aya Koffi, viens pas faire ta loi ici. C’est nous la loi. » Lundi matin, un tag visant Aya Koffi, nouvelle élue en charge du secteur ouest de La Rochelle, a été découvert par des habitants dans le quartier de Mireuil. Un autre graffiti ciblant le préfet Brice Blondel a également été constaté, a appris INF La Rochelle de sources concordantes. Contactée, l’élue confirme les faits et indique avoir déposé plainte ce mercredi au commissariat de La Rochelle.
Pourquoi ces inscriptions sont-elles apparues sur un mur du quartier ? Pour Aya Koffi, elles feraient suite à un incident survenu quelques jours plus tôt lors de l’épisode caniculaire. Elle explique que des jeunes avaient installé deux piscines sans autorisation et dans des conditions jugées non sécurisées.
« Comme l’a rappelé M. le Maire, et parce que nous sommes tous attachés à la sécurité de chacun, j’ai demandé aux personnes qui les avaient installées de démonter ces piscines, qui présentaient un danger », explique-t-elle.
"La règle est la même pour tout le monde"
« Tous les Rochelais sont soumis aux mêmes droits, mais aussi aux mêmes devoirs. Il est donc important que chacun respecte les règles », poursuit l’élue. Elle indique être allée, le 26 mai dernier, à la rencontre d’une dizaine de personnes ayant installé ces piscines. Selon elle, ces dernières ont refusé de les démonter dans un échange tendu, affirmant « que ce sont elles qui décident à Mireuil et qu’il n’y a aucune autre autorité que la leur ».
Après le passage de la police et une nouvelle visite de l’élue sur place le vendredi, les piscines ont finalement été vidées durant le week-end du 30 mai, sans incident. Des baignades qui se sont déroulé sans « la surveillance des parents », déplore Aya Koffi, qui insiste sur le fait que « la règle est la même pour tout le monde et qu’il n’y a pas de loi supplémentaire à Mireuil ».
L’élue tient également à rappeler qu’une minorité d’individus serait à l’origine de ces incidents, qui auraient constitué l’élément déclencheur des tags apparus le lundi 1er juin. « On s’attaque à une élue parce que je me suis exprimée dans le cadre de mon mandat. […] C’est l’élue qui est visée, il était donc important pour moi de porter plainte », conclut Aya Koffi. Elle affirme vouloir apaiser les tensions dans le quartier en travaillant avec les différents acteurs locaux et indique avoir pris contact avec plusieurs associations afin de favoriser le dialogue.






