Fier du visage affiché par ses joueurs face au Leinster, le manager irlandais a toutefois rappelé que les Rochelais sont repartis avec la défaite et que la qualification pour les phases finales de Champions Cup reste encore à valider.
Avez-vous réussi à évacuer la déception du match face au Leinster durant la semaine ?
On va voir. C’est le passé, c’est fini. C’est à nous de montrer dimanche si on a appris des bonnes choses ou non. Les conditions vont être difficiles si ça continue comme ça. C’est presque un sport différent quand il pleut. On n’est pas qualifiés, les Harlequins le sont donc ça va être un contexte différent pour les deux équipes. On a vu beaucoup de bonnes choses samedi dernier. C’est à nous d’attaquer ce match avec beaucoup d’envie.
Qu’est-ce que vous avez le plus apprécié de ce match ?
Un peu tout, sauf les fautes bêtes au moment de marquer des essais, mais je n’avais pas vu cette équipe jouer comme ça depuis 18 mois. On a vu le grand Stade Rochelais avec un état d’esprit, une volonté et une forme physique. On a donné trop de cadeaux pour leurs essais, on a mal défendu. On a aussi manqué d’attraper la dernière passe cinq fois avant de marquer. On a également manqué de précision sur notre jeu au pied.
Que peut-on dire de Levani Botia ? Pensez-vous à le prolonger ?
Oui. Ça a toujours été le plan et ça va être le plan. Je n’ai jamais douté de lui. Il est spécial.
Comment abordez-vous le match face aux Harlequins ?
L’important, c’est qu’on soit meilleurs que samedi. Ça va dépendre de l’énergie qu’on va mettre et de si on a laissé la frustration derrière nous. Dimanche matin, c’était un match perdu. C’est la vie du haut niveau. Il n’y a pas de malchance. C’est comme ça. Je trouve que ce match peut faire beaucoup de bien mais j’ai besoin d’une confirmation dimanche avec un Deflandre qui sera, je l’espère, en forme.
Les Harlequins viennent chercher un huitième de finale à domicile. De votre côté, vous cherchez à vous qualifier. C’est le genre de rendez-vous que vous appréciez particulièrement ?
Je pense que oui, naturellement. On a toujours compris que le mois de janvier était important. Depuis la branlée qu’on a prise à Toulouse, il y a un changement de mentalité. On a été obligés d’accepter la défaite là-bas et de faire les choses différemment. On s’entraîne différemment, nos journées sont organisées un peu différemment. Pour le moment, ça marche.
Vous avez effectué plus d’une vingtaine d’offloads face au Leinster, est-ce la nouvelle norme du jeu rochelais ?
Ça a toujours été là. Les gens qui nous regardent depuis quelques années peuvent se rappeler du match qu’on avait joué à Gloucester (en 2021). On avait déjà joué de cette manière-là. Depuis 18 mois, on avait un manque de respect pour le ballon. Le week-end dernier, on a bien respecté le ballon, on a tenu le ballon, on a fait très mal dans notre capacité à attaquer l’espace.
Est-ce qu’obtenir la troisième place de la poule est un objectif ?
L’objectif, c’est d’être performant. Je ne suis pas un coach dicté par le résultat. Je mets toute mon énergie pour que l’on soit performants le week-end. Si ça nous donne une victoire, ça sera une victoire, si ça nous donne le bonus, on aura le bonus. Je préfère me focaliser sur des choses concrètes.
On a l’impression que malgré la défaite, vous avez gagné le respect du Leinster mais aussi des autres équipes qui ont pu être impressionnées, vous partagez cela ?
Oui, c’est très important, je suis d’accord avec vous. Après le match, je n’ai pas eu de mal à dormir parce que j’ai vu une équipe qui aimait faire des choses ensemble et qui a fait de gros efforts. J’ai reçu beaucoup de messages de personnes que je respecte dans le milieu du rugby.
Propos recueillis par Jules Lefebvre