La Rochelle : ce que l’on sait après l’agression d’un élève au couteau dans un collège

Un élève de quatrième a été poignardé ce mercredi dans sa salle de classe par l’un de ses camarades au collège Beauregard, à La Rochelle. Il a été placé en garde à vue pour tentative de meurtre, alors que le pronostic vital de la victime n’est pas engagé. Voici les dernières informations.

Un important dispositif a été déployé ce mercredi matin devant le lycée Beauregard à La Rochelle | TL – INF LR
Un important dispositif a été déployé ce mercredi matin devant le lycée Beauregard à La Rochelle | TL – INF LR

Publié à 15h17 | Mis à jour à 19h34

Ce mercredi matin, aux alentours de 9h30, un collégien de quatrième a poignardé l’un de ses camarades avec un Opinel dans une salle de classe de physique-chimie du collège Beauregard, devant une vingtaine d’autres élèves.

Touché à l’épaule et au ventre, l’adolescent a vu son enseignante s’interposer avant que le personnel éducatif de l’établissement ne maîtrise l’agresseur, né en 2012, lequel a ensuite été pris en charge par les policiers rochelais. Il a été placé en garde à vue pour « tentative de meurtre », précise Arnaud Laraize, procureur de la République. Selon nos informations, il serait inconnu des services de police.

Aucun fait de harcèlement avéré, la garde à vue prolongée

Une source policière indiquait en début d’après-midi que l’adolescent, décrit comme « spécial et isolé », tiendrait tête aux enquêteurs. Arnaud Laraize a indiqué ce mercredi soir qu’aucun fait de harcèlement n’avait été avéré lors des auditions, malgré les bruits qui circulaient. « La garde à vue va être prolongée à 9 heures », précise le magistrat. Les circonstances pourraient s’éclaircir dans la journée de demain.

Mahdi Tamene, directeur académique de l’Éducation nationale en Charente-Maritime, confirme qu’aucun fait de harcèlement n’avait été recensé à l’encontre de cet élève et indique qu’aucun élément n’aurait pu laisser prévoir ce geste.

La victime, quant à elle, a été transportée à l’hôpital de La Rochelle dans un état médical décrit comme « sérieux », sans que son pronostic vital ne soit engagé. Il devrait être opéré dans les prochaines heures, indique Sylvie Marsilly, présidente du Département.

"Le voir sortir en sang, ça doit être traumatisant"

Lors d’une conférence de presse, le recteur de l’académie de Poitiers, Frédéric Périssat, a indiqué qu’une cellule médico-psychologique avait été ouverte afin de prendre en charge les témoins ainsi que les collégiens, parents et personnels choqués. Elle sera maintenu jeudi matin pour la reprise des cours pour l’ensemble des élèves afin qu’il « puisse s’exprimer ». Il précise également que les cours ont été maintenus pour la majorité des jeunes, dont nombre d’entre eux sont sortis à 12h30, apprenant parfois la nouvelle en découvrant les nombreux effectifs de police déployés devant l’établissement.

Les collégiens interrogés par INF La Rochelle, de leur côté, se sont dits inquiets et choqués après cet incident. « On pensait que ça n’arrivait qu’aux autres […] Le voir sortir en sang, ça doit être traumatisant », explique un adolescent scolarisé en quatrième, qui est en contact avec un camarade présent au moment de l’agression dans la classe. Il ajoute que, bien qu’il y ait parfois quelques bagarres ou embrouilles entre camarades, elles n’ont jamais atteint ce niveau de violence. Des fouilles avaient été organisées à l’entrée de l’établissement il y a quelques mois, pendant une semaine, par la police précise-t-il.

Un autre élève confie avoir déjà échangé de manière virulente avec l’auteur présumé : « Avec mes potes, on lui avait demandé l’année dernière, en le taquinant, c’était quoi ces chaussures. Il nous avait répondu : “Vous verrez plus tard ce qu’il va se passer.” » Un autre jeune de quatrième explique : « Je le connaissais bien, il n’était pas comme ça, méchant », même si d’autres adolescents indiquent qu’il pouvait parfois se montrer agressif ou tenir des propos qualifiés de  « bizarres ».

Découvrez l’actualité de la Rochelle et de la Charente-Maritime sur notre site Web et en direct notre sur notre Facebook.