Municipales 2026 à La Rochelle. Premier meeting de Falorni : Gabut, marché, police… ce qu’il faut retenir

Olivier Falorni a officiellement lancé sa campagne pour les municipales de 2026 devant un auditorium du centre des congrès comble à La Rochelle. Le député, qui se revendique du centre gauche, a esquissé les grandes lignes de son projet à l’instar de la friche du Gabut, le marché central ou encore la police municipal.

Olivier Falorni accompagné des membres de son comité de soutien | TL - INF la Rochelle
Olivier Falorni accompagné des membres de son comité de soutien | TL - INF la Rochelle

Maya Palvadeau & Timothé Lefort

Ce dimanche, le député de La Rochelle, Olivier Falorni, a officiellement lancé sa campagne pour les élections municipales de 2026. Devant un auditorium du centre des congrès affichant complet, le député, qui se revendique du « centre gauche », a présenté les premières mesures de son programme ainsi que les grandes lignes de sa liste, qu’il décrit comme apartisane, avec près des trois quarts de ses membres n’appartenant à aucun parti politique.

Au premier rang, on pouvait notamment retrouver des membres de Place Publique, à l’instar de Nathalie Deau, co-cheffe de file du mouvement, désormais seule depuis que Christophe Bertaud a rejoint Thibaut Guiraud. Une situation que n’a pas manqué de relever Olivier Falorni : « Il s’avère qu’elle n’a pas soudainement changé d’avis ».

L’auditorium du Palais des Congrès affichait complet ce dimanche | TL - INF La Rochelle
L’auditorium du Palais des Congrès affichait complet ce dimanche | TL - INF La Rochelle

"Imaginer que l’on puisse imposer un maire aux Rochelais, ce n’est vraiment pas connaître leur histoire"

Olivier Falorni a également rappelé que La Rochelle est la première ville de l’histoire de France à avoir élu son maire de manière « durable » dès 1199 : « Alors je vous le dis, imaginer que l’on puisse imposer un maire aux Rochelais, ce n’est vraiment pas connaître leur histoire », a-t-il lancé, adressant ainsi une pique à Thibaut Guiraud.

Les adjoints au maire, Dominique Guégo et Pascal Daunit, étaient également présents. Le premier a indiqué être venu en simple observateur, tandis que le second, qui pilote la campagne de Renaissance pour les municipales, pourrait, avec son parti, apporter son soutien au député. Une hypothèse qui crée des tensions en interne, alors que de nombreux élus de la majorité municipale sont encartés chez Renaissance.

L’ancienne députée MoDem Anne-Laure Babault était également de la partie, tout comme le conseiller municipal Michel Tillaud, qui soutient désormais Olivier Falorni, ainsi que Jean-Luc Algay, maire de L’Houmeau.

Une multitude de projets

Le projet du candidat s’articule autour de nombreuses propositions, notamment en matière de transition écologique, de mobilité, de logement et d’attractivité de la ville. Parmi les projets phares, Olivier Falorni a dévoilé son ambition pour la friche du Gabut. Là où les projets se sont succédé sans jamais faire l’unanimité, il propose la création d’une « ruche » qui serait vaste « tiers-lieu » dédié aux associations et aux expositions culturelles, affirmant une réelle ambition pour ce site stratégique.

Le député souhaite également engager la rénovation des halles du marché, tout en restant à l’écoute des commerçants, afin d’éviter que l’établissement ne devienne un « nouveau pont de Tasdon ». « Cela me fait toujours mal au cœur d’entendre des Rochelais me dire qu’ils ne viennent plus à La Rochelle, c’est-à-dire dans son cœur de ville », s’est-il exclamé.

Sur le volet de la sécurité, Olivier Falorni estime que La Rochelle est « en retard » par rapport aux autres villes de même densité. Il promet un renforcement significatif des effectifs de la police municipale ainsi que des moyens de vidéoprotection, faisant référence aux événements du 31 décembre à Mireuil et aux nombreux incidents survenus, notamment l’incendie d’une quinzaine de véhicules.

Olivier Falorni en discussion avec Pascal Daunit (de dos), pilote de campagne de Renaissance, dont le parti pourrait soutenir le député dans les prochaines semaines | TL - INF La Rochelle
Olivier Falorni en discussion avec Pascal Daunit (de dos), pilote de campagne de Renaissance, dont le parti pourrait soutenir le député dans les prochaines semaines | TL - INF La Rochelle

Renouer le lien de confiance

Le candidat, qui avait échoué à près de 200 voix en 2020, affirme vouloir apporter des solutions à des dossiers qu’il juge « mal gérés ». Le projet du nouvel hôpital a notamment été évoqué comme un enjeu majeur. Le député souhaite également renouer un climat de confiance avec les mairies de la Communauté d’agglomération, ainsi que restaurer les relations avec le Département en vue de la rénovation du pont de Tasdon. Olivier Falorni a d’ailleurs déclaré espérer ne pas retrouver de « cadavres dans les placards » s’il est élu, tout en se disant certain de découvrir « des malades sur des brancards ».

Concernant le chantier de la rue Marcel-Paul, il affirme vouloir privilégier le dialogue et la pédagogie avec les habitants. Pour lui, la santé publique constitue une priorité.

Pour la suite de sa campagne, Olivier Falorni prévoit l’organisation de douze réunions publiques dans les différents quartiers de La Rochelle, au cours desquelles il présentera progressivement son programme et la composition de sa liste.

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