Top 14. Stade Rochelais. Sébastien Boboul avant le match à Perpignan : « On n’a quasiment plus le droit à l’erreur »

Le responsable de l’attaque du Stade Rochelais, Sébastien Boboul, est revenu sur les satisfactions du match face à Bordeaux (45-15), avant de se projeter sur le déplacement périlleux à Perpignan (samedi, 16h35), une échéance précieuse pour continuer à rêver du Top 6.

Sébastien Boboul sait que son équipe "n’a pas le droit à l’erreur jusqu’à la fin de saison" pour prétendre au Top 6 I Stade Rochelais

On a l’impression de se répéter toutes les semaines, mais c’est encore un match qui ressemble à un match de phase finale pour vous.

Oui, tous les matchs qui vont arriver y ressembleront. On sait qu’on n’a pas le droit à l’erreur jusqu’à la fin de saison. Les résultats du week-end dernier n’ont pas forcément été favorables parce que tous ceux qui étaient au-dessus ou qui devaient gagner ont gagné, avec les bonus en plus. Au classement, on est quasiment au même point que la semaine dernière. Donc forcément, c’est encore un match couperet qu’on doit absolument gagner. Mais on se prépare à ça chaque semaine.

Avec le recul, qu’avez-vous pensé du match face à l’UBB (45-15) ?

Qu’il a été bon. Il y a vraiment eu des bonnes choses dans nos intentions, avec le ballon. On n’a peut-être pas assez insisté à la fin du match, mais il y a eu des très bonnes séquences défensives, notamment proche des lignes où Bordeaux est à deux doigts de marquer et ne marque pas. On a senti une bonne énergie là-dessus. Il va falloir garder ça. Je crois qu’on prend cinq ou six pénalités sur le match, ce qui est une bonne chose aussi, contrairement aux derniers matchs. Il y a pas mal de motifs de satisfaction sur la rencontre.

Avant ce genre de rencontre, le staff fait-il monter la tension comme sur match de phase finale ?

Non, mais tout le monde est conscient (de la situation). Le staff, les joueurs sont conscients que sur cette fin de saison, il va falloir gagner quasiment tous les matchs pour essayer de se qualifier. Rien n’est sûr non plus. Donc on les prépare. Je le dis souvent, c’est en travaillant bien et en préparant bien la semaine qu’on aborde le match plus facilement et plus sereinement, avec des certitudes. Ça fait quelques matchs, avec la Challenge Cup, même si ce n’était pas forcément le même groupe, où on est dans ce contexte éliminatoire et qu’on doit absolument gagner. On se prépare de la meilleure des façons pour bien aborder, ou du mieux possible, ce match de samedi.

Et retrouvez-vous chez vos joueurs une concentration similaire à celle de ce genre d’évènement ?

Tu la retrouves quand même. On le répète, on n’a quasiment plus le droit à l’erreur. Forcément, il y a cette implication, tu sais que c’est un match très important donc tu le prépares forcément bien. Je ne vais pas dire qu’on prépare mal certaines semaines mais il y a un supplément de concentration et d’investissement dans la semaine.

Pouvez-vous jouer à Perpignan comme vous l’avez fait samedi dernier contre Bordeaux ?

Le but, c’est de reproduire ce qui a fonctionné la semaine dernière. D’être solidaires en défense comme on a pu l’être. Après, je vais parler de l’attaque : de travailler collectivement. Avants, trois-quarts, tout le monde était connecté, engagé ensemble, on a eu des bonnes choses. Après, ça impacte qu’il faut gagner ses duels, qu’il faut avoir des rucks plutôt propres et rapides. C’est là dessus où on doit être plus efficace parce que Perpignan, c’est aussi costaud sur le jeu au sol. On va essayer de réitérer ça mais sans engagement, sans agressivité… Ce n’est pas se dire qu’on va jouer à la balle comme on a joué contre Bordeaux. Si on n’y met pas les ingrédients nécessaires, ça ne sert à rien. Il va falloir un gros engagement, une grosse détermination et essayer de reproduire ce qu’on a fait. Dans le rugby actuel, plus les libérations sont rapides, plus c’est difficile à défendre. Cela promet une grosse bataille.

À ce stade de la saison, est-il possible de faire monter la concurrence d’un cran avec le retour de nombreux joueurs blessés ?

Oui, je pense que tout le monde a envie de faire partie du groupe pour une fin de saison qui est assez excitante. Il y a des postes où il y a une forte concurrence, où ils sont nombreux aux postes. Les joueurs ne vont pas lâcher. C’est important pour nous que personne ne lâche, que tout le monde s’entraîne comme il faut et que tout le monde soit prêt, parce qu’on n’est pas à l’abri d’une blessure sur la semaine et sur le match. Tous les joueurs doivent être prêts, même si on sait que c’est difficile, qu’il y a des déçus hors des 23, mais c’est important pour nous que tout le monde reste concerné. Je crois qu’avec la saison qu’on passe et avec le nombre de blessés qu’on a, tout le monde est sur le qui-vive. C’est plutôt bien cette concurrence, notamment sur les entraînements.

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