À l’approche des municipales de 2026, La France insoumise a confirmé qu’elle mènerait une liste autonome, faute d’accord avec les autres forces de gauche. Les co-têtes de liste, Nino Salaün et Véronique Bonnet, ont présenté les premiers axes de leur programme.
Jeudi dernier, les militants de La France insoumise ont présenté les premiers axes du programme de leur liste « La Rochelle Insoumise et Populaire ». Celle-ci sera portée par Nino Salaün, 26 ans, qui se décrit comme un militant engagé « dans les luttes rochelaises depuis 2013 ». Il sera secondé par Véronique Bonnet, 64 ans, ancienne enseignante et syndicaliste.
Cette liste, que le candidat insoumis souhaite ouverte et inspirée du programme du Nouveau Front populaire, affiche une volonté claire de « redonner du pouvoir aux Rochelais ». Parmi les propositions, plusieurs outils de démocratie participative : la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne locale, rendu obligatoire si 10 % des habitants participent, la création d’un budget participatif municipal, ou encore la possibilité d’un référendum révocatoire en cas de manquement des élus.
Sur la question du logement, Véronique Bonnet défend l’élargissement du règlement existant sur les meublés de tourisme à l’ensemble des quartiers de la ville et de l’agglomération. Nino Salaün souhaite également intégrer la loi Élan afin de permettre l’encadrement des loyers.
Une union de la gauche jugée impossible
La tête de liste insoumise a également pointé les difficultés rencontrées par les étudiants à La Rochelle : les files d’attente devant la bibliothèque universitaire pour venir récupérer des paniers distribués par la Banque alimentaire, ou encore des loyers qui représentent entre 30 et 50 % de leurs revenus. Il dénonce un niveau de précarité qu’il juge « insupportable ».
Nino Salaün porte également plusieurs propositions : la gratuité des transports, une cantine scolaire gratuite et biologique, le renforcement des politiques écologiques, ainsi que la création d’un jumelage avec une ville palestinienne pour promouvoir la solidarité et la paix.
Les insoumis partiront seuls, sans les écologistes ni le Parti socialiste, qui avaient pourtant voté l’union. Ils rappellent avoir participé durant un an et demi aux réunions préparant une liste commune, mais estiment que les tensions locales et nationales ont empêché tout aboutissement. Véronique Bonnet dit avoir été favorable à cette union, tout en pointant un manque de dialogue et des problèmes de confiance entre les différentes organisations, notamment avec les socialistes et la candidature de Maryline Simoné. Le binôme insoumis assure disposer de nombreux soutiens et se montre confiant : « On a un électorat sur La Rochelle et on peut faire un score très intéressant ».
Maya Palvadeau