Velvet, entreprise qui ambitionne de concurrencer la SNCF, a présenté ce mercredi, dans les usines d’Alstom à La Rochelle, son premier TGV, avec une mise en service visée dès 2028.
Un projet ambitieux qui a levé un milliard d’euros, dont 850 millions consacrés à la fabrication des trains. « Ce n’est plus un rêve, ce n’est plus un projet, c’est une compagnie ferroviaire », a réagi Tim Jackson, cofondateur de Velvet. De son côté, Rachel Picard, ancienne directrice générale de Voyages SNCF et désormais présidente de l’entreprise, souligne : « C’est le premier train de la première compagnie de train à grande vitesse française indépendante. »
10 millions de place supplémentaires sur la façade atlantique
À la tête de l’entreprise, Rachel Picard affirme vouloir « combiner vitesse et douceur », avec une offre « la plus simple possible », afin de faire du train un réflexe du quotidien face à la voiture. De son côté, Tim Jackson écarte toute concurrence frontale avec la SNCF, soulignant qu’environ 15 % des voyageurs resteraient aujourd’hui sans solution, un chiffre qui pourrait atteindre 25 % d’ici 2030 sans offre supplémentaire, selon Rachel Picard. « On va apporter plus de fréquences, de places et de choix », insiste-t-elle, précisant que Velvet ne se positionnera ni comme une offre low-cost ni premium, mais « pour tout le monde », des familles aux voyageurs professionnels.
Pour l’heure, aucun tarif ni aménagement intérieur n’a été dévoilé. La marque préfère entretenir le suspense, même si des différences avec les TGV traditionnels de la SNCF sont attendues. Les équipes assurent s’être appuyées sur les retours d’usagers, en comparant les expériences dans l’avion, le car et le train, afin de « prendre le meilleur de ce qui se fait ». Verdict attendu en 2028. L’entreprise espère, à terme, proposer 10 millions de places supplémentaires par an sur la façade atlantique