Interpellé en janvier pour non-respect d’une interdiction de paraître sur la place de l’Europe, à Mireuil, un individu avait été relaxé la semaine dernière. Il a de nouveau été interpellé ce lundi, au même endroit, en possession d’argent liquide et de stupéfiants. Il a été condamné à 10 mois de prison ferme avec un mandat de dépot.
En janvier, un homme bien connu des policiers rochelais est interpellé sur la place de l’Europe, à Mireuil. Problème : il est sous le coup d’une interdiction administrative de paraître, un outil déployé depuis quelques mois pour lutter contre le narcotrafic et qui peut être utilisé par le préfet afin d’interdire à certains individus de se rendre sur un point de deal.
L’homme est alors convoqué jeudi dernier devant le tribunal judiciaire de La Rochelle afin d’être jugé pour violation de l’arrêté. Mais, comme l’explique Arnaud Laraize, procureur de la République de La Rochelle, l’homme est relaxé car le dossier « n’a pas apporté suffisamment la preuve » que le mis en cause avait bien été notifié de l’arrêté. En effet, celui-ci aurait été envoyé à son ancienne adresse. « Le tribunal a considéré que le prévenu n’avait pas conscience d’être en infraction, n’ayant pas connaissance de l’arrêté », explique le procureur.
3 ans d'interdiction de paraître sur la place de l'Europe
Mais ce lundi, rebelote : l’homme est de nouveau interpellé place de l’Europe, à Mireuil, avec une forte somme d’argent (près de 1 200 euros) et quelques grammes de stupéfiants. Il est placé en garde à vue non pas pour le non-respect de son interdiction de paraître qui n’était plus valable à ce moment-là mais pour non-justification de ressources, indique une source policière.
L’homme a finalement été jugé en comparution immédiate ce mercredi et condamné à dix mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, précise Arnaud Laraize. Il a également écopé de trois ans d’interdiction de paraître place de l’Europe et de la confiscation des 1 200 euros trouvés sur lui, pour « non-justification de ressources d’une personne en relation habituelle avec l’auteur d’un trafic de stupéfiants », toujours selon le procureur de la République.