Plombé par une fin de première mi-temps catastrophique, le Stade Rochelais s’est incliné sur la pelouse de Clermont-Ferrand (32-27). Au-delà de la défaite, les Maritimes repartent surtout avec de très mauvaises nouvelles, puisque trois joueurs majeurs ont quitté l’Auvergne blessés.
Désireux de se racheter après une élimination prématurée en Champions Cup la semaine dernière, les Maritimes avaient, en cas de succès, l’occasion de réintégrer le Top 6. En face, le constat était sensiblement le même pour des Clermontois également en quête de rachat après une quinzaine européenne manquée. Dans ce duel entre deux équipes en difficulté, ce sont finalement les Auvergnats qui ont pris le dessus (32-27).
Pour les Rochelais, la frustration est immense. Tout près de l’emporter malgré une fin de première mi-temps cauchemardesque, ils repartent aussi avec un lourd bilan physique. Uini Atonio a dû déclarer forfait juste avant le coup d’envoi, Paul Boudehent a été touché aux cervicales en fin de première période, selon son manager Ronan O’Gara, tandis que le talonneur Tolu Latu s’est blessé au genou au début du second acte. Le bilan est lourd.
Une bonne entame avant le cauchemar
Peu à peu, l’ASM entrait dans sa partie et accentuait la pression, notamment grâce au jeu au pied d’occupation de son métronome Harry Plummer. Les visiteurs subissaient les contacts, les fautes s’enchaînaient. Le numéro 10 clermontois ajoutait trois nouveaux points (6-10, 17’). Le tournant de la première mi-temps, voire de la rencontre, intervenait à la 32e minute. Dominateurs sur ballon porté, les hommes de Christophe Urios mettaient une nouvelle fois les Rochelais à la faute. Résultat : essai de pénalité et carton jaune pour Levani Botia (13-10, 32’). Le début du cauchemar pour le Stade Rochelais. Dans la foulée, Plummer inscrivait un essai (20-10, 34’) avant que Jurand, à l’issue d’une action de 80 mètres, n’aplatisse le troisième essai clermontois en l’espace de cinq minutes (27-10, 40’). Dans son malheur, La Rochelle perdait également Paul Boudehent, touché aux cervicales.
Le sursaut d’orgueil
La seconde période débutait comme la première s’était achevée. Le talonneur Tolu Latu devait céder sa place suite à une blessure au genou (46e), puis Selevasio Tolofua, après un nouveau ballon porté bien construit, allait à dame pour offrir un bonus offensif provisoire à son équipe (32-10, 54’). C’est alors que les Maritimes trouvaient des ressources pour revenir dans la partie. Portée par les entrées de Davit Niniashvili et d’Oscar Jegou, La Rochelle se mettait à jouer sans complexe. En dix minutes, les essais d’Antoine Hastoy (56’) et du capitaine Grégory Alldritt (63’) relançaient totalement le suspense.
Revenus à huit longueurs, les Rochelais monopolisaient le ballon mais manquaient d’efficacité pour concrétiser leurs temps forts. En fin de rencontre, Ihaia West offrait un bonus défensif que l’on pensait bien loin vingt minutes auparavant (32-27, 78’). Les Maritimes ont même eu une balle de match. Sur le renvoi qui suivait la pénalité de West, ils remontaient tout le terrain. Arrivés dans les 22 mètres clermontois, la passe de Jules Favre échappait à Levani Botia.
Le stade Marcel-Michelin, tout comme son entraîneur Christophe Urios, pouvait pousser un ouf de soulagement. Pour les hommes de Ronan O’Gara, les sentiments étaient contrastés. Si le bonus défensif était mérité au vu du visage affiché dans les vingt dernières minutes, les Rochelais repartent une nouvelle fois avec trois blessés supplémentaires dans leurs bagages. La réception de Lyon, samedi prochain, sera cruciale pour conclure un long bloc de matches et tenter de réintégrer le Top 6.