Stade Rochelais. Ronan O’Gara : « Pour la première fois, c’était très dur de choisir l’équipe »

Présent en conférence de presse avant la réception de la Section Paloise (samedi, 21h), le manager du Stade Rochelais est revenu sur le retour de nombreux joueurs blessés, l’impact de la victoire à Castres (26-31) avant de se projeter sur la rencontre face au second du championnat.

Ronan O'Gara attend beaucoup de ses joueurs I JL
Ronan O'Gara s'attend à grand match avec la réception de Pau, ce samedi I JL

Qu’est-ce que ça change pour vous d’avoir le retour d’autant de joueurs à l’entraînement ?

C’est différent, ça fait un peu bizarre. Mais c’est très bien, très positif, nécessaire. Je suis content, c’est un climat différent pour travailler. Pour la première fois, c’était très dur de choisir l’équipe. Ça, c’est nécessaire pour une équipe comme le Stade Rochelais, avec notre standing dans ce championnat.

Depuis combien de temps vous n’avez pas autant bataillé pour faire une composition d’équipe ?

C’était peut-être la plus difficile depuis que je suis ici. (..) Je suis arrivé ce matin avec une dernière décision, laisser Diego Jurd hors groupe. Ce n’était pas facile du tout. C’est un indicateur de la force de ce groupe. On est armé pour faire une performance, mais ça ne donne rien. On doit créer des conditions pour commencer fort et attaquer Pau.

Will Skelton a joué seulement cinq matchs depuis le début de saison. C’est un joueur important du paquet d’avants qui fait son retour.

Oui, c’est un joueur de classe mondiale. (..) J’ai besoin, et le club a besoin de Will. Et il est là. Will et Uini faisaient un bon duo, mais maintenant, c’est fini. C’est à moi d’aider Will avec ça parce que c’est une grande perte pour lui. Des fois, vous sous-estimez l’importance de quelque chose comme ça. Pour certains, ce n’est pas juste un sport, surtout quand ce sont presque « deux frères ». Ce genre de relation, c’est pour cela que l’on est dans le milieu du rugby. Dans mon effectif, je pourrais donner une dizaine d’autres exemples autour de belles histoires, mais ce n’est pas le moment. On a un match à gagner, c’est le but de ce week-end.

Au-delà du retour de plusieurs joueurs, est-ce que vous sentez que la victoire à Castres (26-31) a « nettoyé les têtes » ?

Je ne sais pas, mais ce qui est certain, c’est qu’il y a une très bonne ambiance, une très bonne énergie, une très bonne volonté. Je pense qu’ils ont compris que la vie de rugbyman passe vite. C’est peut-être lié à ce qu’il s’est passé avec Uini (Atonio, Ndlr). Je trouve que le regard des mecs est différent. Ils sont beaucoup plus intéressés, engagés. Je ne peux pas dire beaucoup plus investis, parce que quand tu as une vingtaine de joueurs blessés, ça mange l’âme de tout le monde. On a un nouveau point de départ après Castres. C’est bien, c’est très bien.

Vous avez accueilli deux jokers médicaux récemment (Andy Timo et Watisoni Waqanisaravi). Comment percevez-vous leur intégration ?

On est très contents. Ce sont deux profils complètement différents. Deux profils hyper intéressants. Malheureusement, « Soni » (Watisoni Waqanisaravi, Ndlr) est suspendu donc il ne peut pas jouer, mais il a besoin de s’intégrer au groupe. Il fait beaucoup de travail avec les préparateurs physiques. Il est intéressant. Et Andy (Timo), il a fait une semaine exceptionnelle. Il ajoute quelque chose à ce groupe, ça c’est sûr.

Vous avez déjà connu plusieurs défaites à domicile, est-ce que vous avez un peu axé votre discours là-dessus ?

C’est différent. C’est un groupe et des joueurs différents. C’est un moment différent dans la saison. Tout commence samedi. On n’est pas prêts pour le match car on est jeudi. Si on règle une ou deux choses, on peut s’attendre à être performants samedi. C’est le minimum.

Vous vous étiez inclinés au match aller où vous avez été réduits à 14. Au-delà de ça, Pau est capable de marquer dans n’importe quelle situation.

Oui, ils sont dangereux partout. C’est un peu le « nouveau Pau » avec leur ligne de trois-quarts qui va très vite. Ils ont la capacité d’inscrire des essais de 90 ou 100 mètres. Le match là-bas, même avec un carton rouge, c’était une performance honteuse. J’attends beaucoup plus.

Les matchs vont s’enchaîner. Vous allez affronter Bayonne puis jouer à Newcastle pour la Challenge Cup, quel regard portez-vous sur cette compétition ?

J’ai un match dans ma tête, c’est Pau. C’est simple, mais c’est la vérité. Je ne sais pas ce que je ferai dimanche, ni ce que l’équipe fera. Mais on a un match samedi soir.

Propos recueillis par Jules Lefebvre 

Découvrez l’actualité de la Rochelle et de la Charente-Maritime sur notre site Web et en direct notre sur notre Facebook.