Le maire sortant, Thibaut Guiraud, dénonce des techniques « de barbouze des années 90 » après un communiqué de presse de Maryline Simoné dénonçant l’envoi d’un mail à l’ensemble des agents du CCAS au sujet du versement de leur 13ᵉ mois.
C’est une fin de campagne pour le moins tendue entre la liste « La Rochelle unie », menée par Maryline Simoné, et celle du maire sortant Thibaut Guiraud, « Générations La Rochelle ». Dans un communiqué de presse, la socialiste accuse son concurrent de mener « une campagne qui touche aux limites de la déontologie et du respect des règles d’égalité entre les candidats ».
Elle cible notamment l’envoi d’un mail, mardi matin, aux agents de la Ville, de l’Agglomération ainsi qu’à ceux du CCAS par Thibaut Guiraud, au sujet du versement de leur 13ᵉ mois. Ce dernier indique qu’il « n’a jamais été envisagé » d’y toucher s’il était réélu le 22 mars prochain. Mais le message pose question pour Maryline Simoné, qui dénonce « du chantage à l’inquiétude », étant donné « qu’une telle mesure n’a jamais été remise en cause ». Selon elle, « il s’agit purement et simplement d’une stratégie visant à créer une peur artificielle parmi les agents, dans l’espoir de se poser en unique “sauveur” ».
La candidate reproche également la parution du nouveau journal municipal « à une semaine du scrutin », évoquant un « véritable tract de campagne masqué sous une façade d’information publique ».
"Des techniques de barbouze des années 90"
Contacté, Thibaut Guiraud a tenu à se défendre, captures d’écran à l’appui, en faisant référence à des messages envoyés par des représentants syndicaux de la CFDT et de Force ouvrière, que nous avons pu consulter, datés des 2 et 3 mars. Les deux courriels demandent effectivement au maire des réponses au sujet d’une rumeur « sur la suppression du 13ᵉ mois » pour l’ensemble des agents. L’un des messages évoque « des syndicats qui font courir ce bruit détestable, ce qui inquiète les agents » explique l’un des représentants.
Le maire sortant assure qu’il est dans la légalité et indique qu’il s’agit d’un canal de diffusion qu’il utilise régulièrement pour communiquer avec les agents : « J’ai le droit de dire que c’est une rumeur et que ce qui est dit est faux […] J’ai une obligation de répondre. En aucun cas ce n’était une promesse. »
Il va plus loin en accusant la liste « La Rochelle unie » et un syndicat d’être derrière cette situation : « C’est une manœuvre politicienne pour me nuire, dans laquelle j’ai été obligé de faire un démenti […] Un syndicat parle à Maryline Simoné et essaye de nuire à notre campagne».
Thibaut Guiraud se dit en colère : « La campagne s’était plutôt bien tenue. Mais quand, à la fin, “La Rochelle unie”, avec un syndicat, utilise des techniques de barbouze des années 90, c’est dégueulasse », dénonce-t-il.