Municipales à La Rochelle : Place Publique favorable à l’union de la gauche mais sans La France Insoumise

Place Publique a dévoilé ses deux chefs de file pour les élections municipales de mars 2026 à La Rochelle : Christophe Bertaud, deuxième adjoint au maire, et Nathalie Deau. Le parti se dit favorable à une union de la gauche, mais sans La France Insoumise.

Christophe Bertaud et Nathalie Deau sont les chefs de file de place publique à La Rochelle pour les élections municipales | TL - INF la Rochelle
Christophe Bertaud et Nathalie Deau sont les chefs de file de place publique à La Rochelle pour les élections municipales | TL - INF la Rochelle

Désigné cet été par Place Publique, le parti du député européen Raphaël Glucksmann, Christophe Bertaud, deuxième adjoint au maire, a été nommé chef de file pour les élections municipales de 2026 à La Rochelle, aux côtés de Nathalie Deau, nouvelle venue dans le paysage politique rochelais. Le parti compte actuellement près d’une centaine d’adhérents au niveau local, explique Sandrine Hernandez, responsable régionale et cadre du parti.

« Aujourd’hui, nous sommes presque en capacité de présenter une liste avec une trentaine de noms […] Selon le programme, nous travaillerons et pourrons négocier, ainsi que nous affilier, pourquoi pas, avec une autre liste », indique Christophe Bertaud, qui a par ailleurs quitté l’association de la majorité municipale Tous Rochelais, dont il était co-président.

Il assure cependant rester fidèle à cette majorité et à son mandat jusqu’à la fin de celui-ci, malgré le revers de juin dernier, où il avait perdu à une voix près le siège de maire face à Thibaut Guiraud lors du choix du candidat de la majorité municipale après la démission de Jean-François Fountaine. « Il se pourrait qu’au début de l’hiver, nous soyons sur deux listes différentes, mais je souhaite travailler jusqu’au bout sur cette liste municipale », assure l’adjoint en charge du centre-ville.

Une union de la gauche mais sans la France Insoumise

Au niveau local, cela fait plusieurs mois qu’une union de la gauche, voulue notamment par Maryline Simoné, candidate PS à la mairie de La Rochelle, se dessine avec les écologistes de Jean-Marc Soubeste. Place Publique ambitionne d’en faire partie, mais un point noir subsiste dans l’équation : la présence de La France Insoumise. Les tensions entre les deux formations au niveau national excluent toute possibilité d’alliance. « C’est simple, il y a une position claire de Raphaël Glucksmann : il n’y aura pas de logo de La France Insoumise à côté de celui de Place Publique […] Mais il n’y a pas que LFI à gauche à La Rochelle, il y a également d’autres partis et initiatives, comme le collectif de l’Assemblée Citoyenne, qui réclame cette union […] On ne veut pas être les diviseurs de la gauche», se défend Christophe Bertaud.

Le ton est donc donné et l’union de la gauche risque d’être fragilisée à La Rochelle en raison des positions des deux partis. Jeudi soir, une réunion a été organisée entre toutes les forces de gauche en vue des municipales. Les tensions, qui étaient prévisible, ont bien été palpable entre les représentants de Place Publique et La France Insoumise, même si aucun n’a claqué la porte. Les socialistes et les écologistes, eux, agacés par ces divergences, redoutent de voir l’union compromise. La situation devrait se décanter dans les prochaines semaines, mais il n’est pas certain qu’un véritable gagnant en ressorte.

Christophe Bertaud, qui se verrait bien maire, ne souhaite cependant écarter aucune option au-delà de l’union de la gauche. Il n’exclut pas que Place Publique parte avec une liste autonome ou aux côtés de la majorité municipale. Le parti a d’ores et déjà entamé la préparation d’un programme, avec parmi ses priorités le logement, le tourisme à La Rochelle, ainsi que les enjeux liés au climat et aux aléas environnementaux.

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