INFO INF La Rochelle. Le candidat aux élections municipales, Olivier Falorni, propose la création d’une « maison des 1 000 premiers jours » afin d’accompagner les nouveau-nés, mais aussi leurs parents durant les premiers mois suivant la naissance.
C’est un projet « important » de son programme. Dans une interview accordée à INF La Rochelle, Olivier Falorni a annoncé son souhait de créer une « maison des 1 000 premiers jours » s’il est élu. L’objectif est d’accompagner les nouveau-nés et leurs parents durant les premières années.
« Les mille premiers jours d’une vie, c’est décisif […] Nous considérons que c’est quelque chose d’extrêmement important pour les familles et les enfants, parce que c’est durant les mille premiers jours que tout se construit », explique le député de la première circonscription de Charente-Maritime.
Comme le souligne Marie Dubois, cardiologue et coprésidente du comité de soutien du candidat, « les mille premiers jours correspondent à la période qui s’étend du début de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant. C’est la phase la plus cruciale de son développement, puisqu’il commence alors à interagir avec son environnement […] C’est vraiment dès le début que tout se joue, et cela a été scientifiquement prouvé ».
Un projet en concertation avec les acteurs du territoire
La structure, qui se veut autonome, « fonctionnera en partenariat avec les collectivités locales ». « On va être cohérents avec nous-mêmes et avec le discours que j’ai tenu sur la nécessité de travailler davantage en partenariat avec les acteurs locaux. On voit bien que cela a pêché sur un certain nombre de dossiers […] Je le redis, c’est une idée essentielle pour nous, parce que cela concerne directement les familles, les papas, les mamans. Être parent, c’est parfois difficile », explique Olivier Falorni.
Le député en profite également pour tacler Jean-François Fountaine, président de l’agglomération, sur la gestion du futur hôpital et le choix du site : « Ces idées, on voudra les faire partager aux acteurs qui souhaiteront travailler avec nous. Et puis on essaiera de se mettre d’accord sur un site et évitera de perdre des années pour rien ».
"On a besoin de mixité dans notre ville"
Si le coût définitif du projet n’a pas encore été chiffré, Marie Dubois indique néanmoins qu’il s’articulera autour de trois axes principaux : la parentalité, avec l’accompagnement des familles, un volet médico-social, ainsi que le développement et le bien-être de l’enfant.
« C’est intéressant pour les familles de pouvoir se rencontrer. Quand on est face à son bébé ou quand on est enceinte, nos origines, finalement, ce n’est pas ce qui compte », souligne la cardiologue.
Olivier Falorni complète : « On a besoin de mixité dans notre ville. Je crois que les différences sociales entraînent des écarts qui sont parfois préjudiciables. On voit qu’un certain nombre d’inégalités se créent pour les enfants dès la naissance, et ces espaces permettront à des familles issues de milieux différents d’échanger et de mieux se comprendre ».