Municipales à La Rochelle : Maryline Simoné dénonce l’inaction du maire sortant sur la question du patrimoine et des infrastructures

Maryline Simoné, la candidate de l’union de la gauche aux élections municipales à La Rochelle, épingle l’inaction de la majorité municipale sortante concernant l’entretien du patrimoine existant, citant notamment le marché central, le pont de Tasdon ou encore le crématorium.

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Le marché central de La Rochelle | TL - INF LR

Pont de Tasdon, marché central, crématorium, piscine… Dans son local de campagne de la rue des Dames, Maryline Simoné, tête de liste de l’union de la gauche pour les élections municipales à La Rochelle, pointe du doigt le bilan de la majorité municipale sortante, notamment sur la question du patrimoine et des infrastructures.

Au-delà du dossier du pont de Tasdon, déjà largement évoqué par la candidate, Maryline Simoné a souhaité attirer l’attention sur une autre infrastructure du centre-ville : le marché central. En effet, ce dernier doit faire l’objet d’une réhabilitation, comme l’annonçait l’an dernier Christophe Bertaud.

"Tout le monde sera impacté"

« La crainte des commerçants, c’est qu’on leur demande de partir du jour au lendemain. Ça ressemble un petit peu au pont de Tasdon, avec une fermeture brutale et sans avoir toutes les réponses qu’il est légitime d’attendre », s’inquiète la socialiste.

Maryline Simoné s’interroge en particulier sur les mesures compensatoires qui pourraient être proposées aux exposants durant la durée des travaux. « Si, pendant quelques années, il n’y a plus de marché central le mercredi et le samedi matin, et qu’on envoie les commerçants ailleurs, cela signifie que non seulement les commerçants du marché central vont souffrir, mais aussi tous ceux qui sont aux abords. Tout le monde sera impacté. Donc tout ça doit se décider, encore une fois, de façon concertée. On ne peut pas faire sans les gens », insiste-t-elle.

Vers une évolution du modèle du marché central ?

Autre source d’inquiétude pour la candidate : l’évolution possible du marché vers un modèle similaire à ceux de Dax, Bayonne ou Biarritz. « C’est un bruit que j’ai entendu. Ce ne sont plus les bancs traditionnels que l’on connaît aujourd’hui, mais des espaces où les gens viendraient acheter et manger sur place », explique Maryline Simoné, évoquant un fonctionnement « un peu comme à La Pallice, où chacun choisit ce qu’il veut avant de s’installer au milieu pour manger ».

Un modèle qu’elle juge toutefois peu adapté hors période estivale et susceptible de fragiliser l’écosystème existant, notamment les restaurants situés autour du marché. « Dès qu’on est élus, on regardera ce qu’il y a dans les cartons. Ma crainte, quand même, c’est qu’on ait mis beaucoup de poussière sous le tapis », conclut la candidate, qui plaide pour le dialogue et la concertation avec les commerçants, tout en affirmant vouloir privilégier le modèle actuel du marché central.

Les piscines et le crématorium

Autre point problématique soulevé par Maryline Simoné : les piscines de l’agglomération de La Rochelle, aujourd’hui toutes fermées, soit pour travaux, soit en raison de problèmes techniques. « Comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu d’anticipation sur tous ces sujets-là ? », interroge la candidate.

Dans la même lignée, elle pointe la situation du crématorium, à l’arrêt depuis début décembre. « Les agents font leur travail de manière impeccable. Mais les familles doivent, le lendemain, se rendre à Niort. On nous dit que les deux fours sont en panne, mais il semblerait qu’il s’agisse plutôt d’un problème lié au rejet des fumées », avance-t-elle, dénonçant un « silence » autour du dossier. « Depuis de nombreux mois, il n’y a plus de possibilité, y compris pour les familles », ajoute la socialiste.

Maryline Simoné appelle ainsi à privilégier l’entretien des bâtiments existants plutôt que le lancement de nouveaux projets. « Tout le monde a plein de projets de construction d’équipements à plusieurs millions d’euros. Si déjà on prenait un peu plus soin de notre patrimoine… », regrette-t-elle.

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