Municipales à La Rochelle : la candidate de l’union de la gauche, Maryline Simoné, livre les premiers points de son programme

Logement, santé, social, mobilités… Maryline Simoné, candidate de l’union de la gauche (La Rochelle Unie), a dévoilé les premiers axes de son programme ce mercredi soir, à l’occasion de sa première réunion publique organisée dans le quartier de Tasdon.

Maryline Simoné, "La Rochelle Unie", Socialiste
Près de 130 personnes étaient présentes ce mercredi soir à Tasdon | TL - INF la Rochelle

C’était une étape attendue pour les militants des partis de l’union de la gauche (Parti socialiste, Parti communiste, Écologistes et Collectif de l’Assemblée citoyenne). Ce mercredi soir, Maryline Simoné, candidate de la liste « La Rochelle Unie » pour les élections municipales, a présenté les premiers axes de son programme aux côtés de ses partenaires politiques devant les rochelais pour sa première réunion publique dans le quartier de Tasdon. « La Rochelle mérite mieux. La ville a besoin de reconstruire des processus de démocratie locale », a déclaré l’écologiste Katia Bourdin, avant d’ajouter : « Maryline, je sais que je peux compter sur toi. Tu es une femme loyale, tu seras demain la première femme maire de La Rochelle. »

Pour le Parti communiste, ce rassemblement répond avant tout à une attente des habitants. « Nous avons fait le choix de nous mettre ensemble parce que les gens nous l’ont demandé. Cette ville a besoin de changement », explique Brahim Jlalji. De son côté, Léa Crestois, du Collectif de l’Assemblée citoyenne, un mouvement né dans la dynamique du Nouveau Front populaire pour lutter contre l’extrême droite et les discours de haine et de division, salue « un projet ambitieux et réaliste ».

Un duo incarné par Maryline Simoné et Jean-Marc Soubeste

Pour rappel, cette union sera incarnée par un duo composé de la socialiste Maryline Simoné, candidate à la mairie de La Rochelle, et de l’écologiste Jean-Marc Soubeste pour l’agglomération. L’actuel conseiller municipal d’opposition appelle à un temps de clarification dans la campagne municipale. « Dans cette élection, tout le monde n’est pas clair. Ici, vous savez qui est en face », affirme-t-il, dénonçant une « fracture » au sein de l’agglomération, notamment avec les petites communes. « Cela ne correspond pas à un projet de territoire. Il faut gouverner en écoutant », ajoute-t-il, tout en plaidant pour une accélération des politiques de transition écologique.

Maryline Simoné, de son côté, assure que sa candidature ne relève pas d’« une ambition personnelle », mais d’« une envie pour des raisons profondes ». Elle défend la nécessité de rétablir un équilibre entre attractivité et politique sociale et affirme vouloir « agir et décider autrement avec les habitants ». La candidate critique également ce qu’elle qualifie de « méthode à la Trump » adoptée par certains candidats, avant de viser Olivier Falorni et Jean-François Fountaine. « Les règlements de comptes et les dix années de guerre de clans, durant lesquelles les préoccupations des Rochelais ont été oubliées, ça suffit », conclut-elle.

Maryline Simoné, Jean-Marc Soubeste, La Rochelle Unie
Près de 11 réunions publiques seront organisés durant la campagne | TL - INF la Rochelle

"Peut-être un peu tard pour s'être rendu compte qu'il existe une ville au delà de la carte postale"

Celle qui souhaite faire de « tous les quartiers » une priorité de la prochaine mandature s’en prend au maire sortant, Thibaut Guiraud. « Un nouveau candidat s’est rendu quatre fois à Mireuil, c’est peut-être un peu tard pour se rendre compte qu’il existe une ville au-delà de la carte postale », lance-t-elle.

Sur le dossier du pont de Tasdon, la candidate entend en faire un exemple de sa conception de la démocratie locale. « Les différents scénarios doivent être clairement présentés, notamment avec la requalification de la rue Émile-Normandin. Des études complémentaires sont évidemment nécessaires », estime-t-elle. Maryline Simoné souhaite que les Rochelais tranchent par le biais d’un référendum d’initiative locale. En matière de mobilités, elle défend la mise en place d’un tram-train entre la porte Dauphine et La Pallice, ainsi qu’une tarification des bus plus équitable, avec la gratuité le week-end et pour les moins de 25 ans toute l’année.

Logement, sécurité, Marcel Paul ...

Dans les premiers axes de son programme, la candidate socialiste affirme que la sécurité ne doit être « ni un gros mot », ni « un slogan ». Elle plaide pour une présence renforcée de la police municipale sur le terrain, articulée autour de quatre piliers : l’éducation, la prévention, la répression et la sanction. Des moyens supplémentaires seraient ainsi consacrés à la prévention. Maryline Simoné souhaite également la création d’une brigade de la propreté, capable d’intervenir en moins de quatre heures.

Sur le volet social, la liste de gauche défend une augmentation du nombre de places en crèche, notamment par le développement de micro-crèches et, potentiellement, la création d’une nouvelle crèche municipale. Elle propose aussi la gratuité des fournitures scolaires de la maternelle au CM2, ainsi qu’un plan municipal d’aide aux familles monoparentales. Enfin, elle souhaite l’implantation de centres de santé de proximité, pour garantir des soins accessible.

En matière d’urbanisme, Maryline Simoné résume sa vision par la formule « construire sans détruire, accueillir sans défigurer ». Elle annonce un plan de rénovation des grandes places rochelaises, telles que celles de Verdun, de l’Europe ou du 14-Juillet. La candidate souhaite également faciliter l’accès au logement, avec la mise en place d’un encadrement des loyers, à l’image de Bayonne ou Biarritz, un renforcement de la régulation des meublés de tourisme et une augmentation de la part de logements sociaux.

Enfin, la tête de liste assure que le projet actuel du chantier Marcel-Paul serait abandonné. « Le traitement a choqué de nombreux habitants et a entaché la confiance. On ne veut pas revivre ça », explique-t-elle. Maryline Simoné souhaite désormais que des études de sols soient systématiquement menées sur les chantiers situés dans des zones à risque. Un programme qu’elle qualifie de « complet » et « chiffré », présenté durant plus de deux heures. « Il nous reste deux mois pour convaincre », a-t-elle conclu.

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