Le candidat « Pour les Rochelaises et Rochelais » a tenu son meeting d’entre-deux-tours à la salle de l’Oratoire, devant une dizaine de maires de l’agglomération et près de 400 personnes venues le soutenir.
C’est un coup de force qu’a voulu signer Olivier Falorni avant le second tour des élections municipales à La Rochelle. Devant ses colistiers et une dizaine de maires réélus dans l’agglomération de La Rochelle, à l’image de Bruno Barbier (Lagord), Stéphane Villain (Châtelaillon-Plage), Jean-Marc Maigné (Nieul-sur-Mer) ou encore Jean-Luc Algay (L’Houmeau), il a souhaité montrer l’unité autour de sa candidature, qui s’accompagne de celle à la présidence de l’agglomération.
Près de 400 personnes étaient présentes, selon l’équipe du candidat, dans la salle de l’Oratoire à l’occasion de ce meeting d’entre-deux-tours. Après sa large avance lors du premier tour (33 %), le député a déroulé son programme pendant près d’une heure devant des soutiens plus confiants que jamais, six ans après la défaite face à Jean-François Fountaine, qui semble aujourd’hui un lointain souvenir.
Sur la santé, le candidat, qui souhaite améliorer l’accès aux soins, a dénoncé le « fiasco de la décennie passée » concernant le projet de nouvel hôpital. S’il est élu, il entend relancer le dialogue avec les acteurs mobilisés pour « aller chercher des centaines de millions d’euros auprès du ministère de la Santé ». Il propose également la création d’une maison de santé dans les quartiers ouest, ainsi que la mise en place d’un observatoire des données sanitaires et environnementales.
Le député a aussi insisté sur la sécurité, « la première de nos libertés » selon lui. « Nous sanctionnerons, je le dis fermement, les comportements répréhensibles et les regroupements illicites dans l’espace public », a-t-il déclaré. Il propose notamment de renforcer la police municipale de 30 %, avec 15 agents supplémentaires, une implantation dans les quartiers pour mieux identifier les acteurs « recommandables et moins recommandables », ainsi que l’installation de 100 caméras supplémentaires.
Enfin, celui qui défend la création d’îlots de fraîcheur et la plantation de 12 000 arbres a abordé la question du logement, au cœur de cette élection. Il propose de remettre des logements sur le marché et d’« avoir une régulation plus incitative et moins punitive en matière de tourisme », avec des primes de reconversion d’usage financées par la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Un projet avec "des racines et des ailes"
Olivier Falorni propose également la création de deux parkings silos, la mise en place de la première demi-heure de stationnement gratuite, ainsi que la gratuité du bus le samedi, accompagnée de la création d’une brigade des mobilités. Il défend aussi la réintégration des chiens dans les bus et la création d’un jardin du souvenir pour les animaux.
Le candidat souhaite par ailleurs créer un office du commerce en centre-ville et réhabiliter la gare pour en faire un véritable lieu de vie, avec notamment une maison des associations. Il entend également renouer le dialogue avec le Département sur le dossier du pont de Tasdon. Sur ce point, il n’a pas manqué de faire le parallèle avec le marché central, qu’il souhaite réaménager pour éviter qu’il ne connaisse le même sort.
Enfin, le petit-fils de Gino Falorni, ancien capitaine du Stade Rochelais Basket, s’est dit favorable à la construction d’une grande salle dédiée au sport et aux spectacles, un « Omnium » de 4 500 à 5 000 places. Un « enjeu de territoire majeur » selon lui, qui figure parmi ses projets phares, aux côtés des commémorations des 400 ans du siège de La Rochelle, qu’il souhaite marquer par un grand événement populaire. Un projet avec des « racines et des ailes », comme il l’avait évoqué lors de l’annonce de sa candidature en décembre, pour une ville qui « lui est essentielle comme peut l’être une mère ».