Pressenti pour être titulaire contre Montpellier (samedi, 14h35), le deuxième ligne Thomas Lavault sait que son équipe, qui ne s’est jamais imposée à Montpellier dans son histoire, sera attendue de pied ferme sur la pelouse du Septeo Stadium.
Vous avez analysé les dernières rencontres de Montpellier, qu'est-ce qui ressort de cette équipe ?
Ils ont une très grosse conquête, ils se sont appuyés sur ça pour battre Toulouse (44-14, Ndlr). Leur domination avait été évidente. On sait de quoi ils sont capables. On sait également de quoi nous sommes capables, on a hâte d’y être.
La Rochelle n'a jamais gagné à Montpellier. Cela a-t-il été utilisé comme un levier de motivation par le staff ?
Oui, ils nous l’ont rappelé. Après, nous en sommes tous conscients, on le sait. On se souvient des défaites qu’on a vécues là-bas, ça c’est sûr. On a à cœur d’y remédier et de changer les choses. Mais ça ne fait pas tout : il faudra mettre les bons ingrédients pour y arriver.
Cela veut-il dire qu'il faut changer la recette pour parvenir à battre cette équipe ?
Je ne suis pas sûr. La saison dernière, c’était un match assez spécial où l’on finit à 16-0, dans des conditions similaires au match annulé contre Toulon. Le match avait eu lieu mais cela avait été compliqué à jouer.
Verrez-vous plus clair sur vos ambitions après ces deux déplacements à Montpellier et au Stade Français ?
Exactement, je le pense. Ces deux déplacements sont de gros défis. Ce sont deux équipes qui tournent bien à domicile. On va pouvoir se jauger. On ne va pas trop parler, on va faire notre petit bonhomme de chemin. On espère qu’il y aura des actes.
Après le match contre Bordeaux, Ronan O'Gara disait que l'équipe manquait encore un peu de confiance. Sentez-vous qu'elle revient progressivement au sein du groupe ?
Oui, bien sûr. Il faut qu’on arrive à tout mettre en place. Après le match contre Perpignan, je disais qu’il fallait mieux trier les ballons, jouer les bons ballons. Les stats le montrent : cette année, on est une équipe qui joue beaucoup de ballons, qui franchit beaucoup, qui fait beaucoup de passes après contact. Il faut juste qu’on mette tout ça en place pour conserver le ballon quand il le faut.
La touche a été mise en difficulté lors des premières journées. Avez-vous modifié certains aspects de ce secteur de jeu ?
Oui, on a réussi à se remettre un peu la tête à l’endroit contre Perpignan. Ce week-end, ça va être un gros défi car ils ont un très bel alignement. On a une grosse marge de progression dans ce domaine. On est conscients du travail qu’il nous reste à faire mais on a hâte d’être à ce week-end.
Plusieurs joueurs ont évoqué que cette saison fait partie des meilleures en termes d'ambiance. Partagez-vous cet avis ?
Oui, on est vraiment bien ensemble. Il faut retranscrire ça sur le terrain. Quasiment tous les joueurs étrangers parlent français, ça aide, je pense. Ensuite, les « vieux » sont de moins en moins « vieux », les « jeunes » de moins en moins jeunes. Ça crée une sorte d’homogénéité.