Scène de vive tension ce mardi soir dans le quartier de Mireuil, aux alentours du parc Kennedy. La police a dû faire usage de grenades lacrymogènes face à une cinquantaine de jeunes qui ont pris à partie plusieurs passants ainsi que des voiture en lançant des boules de neige et en dérobant un téléphone d’après nos informations.
Ce mardi après-midi, alors que le parc Kennedy revêtait un voile blanc après les chutes de neige historiques à La Rochelle, un groupe d’une cinquantaine de jeunes s’y était réuni. La situation a rapidement dérapé lorsque le groupe, dont de nombreuses personnes étaient cagoulées selon une source policière, a commencé à prendre à partie des automobilistes et des passants en lançant des boules de neige, puis en déposant des branches sur la chaussée avant de s’introduire dans la cour de récréation d’un collège à proximité selon les informations d’INF la Rochelle.
Ils vont même sortir une automobiliste de sa voiture et lui dérober son téléphone. Les policiers interviennent alors et font usage de plusieurs grenades lacrymogènes, ce qui a pour effet de calmer la situation. Aucune personne n’a toutefois été interpellée. Selon un témoin ayant assisté à la scène, un homme dont la voiture a été visé aurait été également violenté. La police aurait été caillassé par les jeunes.
Ces faits s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes à Mireuil depuis plusieurs semaines, comme nous l’expliquait encore ce matin une source policière. Plusieurs voitures ont été brûlées en décembre, puis une quinzaine lors de la nuit du Nouvel An, au cours de laquelle une centaine d’individus avait érigé plusieurs barricades dans le quartier et brisé les vitres d’un véhicule de la BAC (Brigade anti-criminalité).
"C’est une minorité qui fait cela, il ne faut pas faire d’amalgame"
L’élu du quartier, Tarik Azouagh, est arrivé sur place après les tensions avec la police. « J’ai beaucoup discuté avec eux : la majorité m’ont dit que ce n’était pas acceptable […] C’est une minorité qui fait cela, il ne faut pas faire d’amalgame », explique-t-il. Selon lui, certains jeunes seraient instrumentalisés par quelques individus cherchant à en découdre avec les forces de l’ordre. Par ailleurs, les éducateurs n’étaient pas présents ce jour-là, faute de pouvoir se déplacer en raison des conditions météorologiques.
« C’est un acte de violence gratuite inacceptable […] On a une jeunesse qui essaie de s’en sortir et une partie qui est malheureusement récalcitrante », déplore l’élu, originaire du quartier. Il précise également que, pendant que des boules de neige étaient lancées, une centaine de jeunes étaient accueillis dans une structure du quartier, où tout se déroulait dans le calme. Tarik Azouagh conclut : « Ça donne du grain à moudre aux extrêmes et ce n’est pas la vraie image de Mireuil, où, pendant les fêtes de Noël, tous les événements se sont bien passés. »