« Je ne m’attendais pas à avoir autant de monde » : Olivier Falorni accueilli par ses soutiens après le vote du texte sur la fin de vie

Après le vote de l’Assemblée nationale en faveur de la proposition de loi sur l’aide à mourir, Olivier Falorni, rapporteur général du texte, est revenu à La Rochelle, où il a été accueilli par ses soutiens.

Olivier Falorni a été accueilli par une cinquantaine de ses soutiens à son arrivée ce jeudi | TL – INF La Rochelle
Olivier Falorni a été accueilli par une cinquantaine de ses soutiens à son arrivée ce jeudi | TL – INF La Rochelle

Après une dizaine de jours de débat à l’Assemblée nationale, le texte sur la fin de vie, incluant notamment l’aide à mourir, a été adopté mercredi par 299 députés (37 abstentions et 226 votes contre). Rapporteur général depuis près de trois ans, Olivier Falorni était au cœur des échanges, qu’il a qualifiés de « respectueux mais difficiles », loin de l’ambiance que l’on a pu connaître dans l’hémicycle ces dernières années.

Le député est revenu ce jeudi après-midi à La Rochelle, accompagné de sa conjointe, et accueilli par une cinquantaine de soutiens à l’arrivée de son train. « Je ne m’attendais pas à avoir autant de monde pour m’accueillir sur le quai. Donc, c’est une double émotion. Et c’est vrai que ça a été un débat rude, éprouvant », s’est exclamé celui qui est également candidat aux élections municipales.

"Pas une journée sans que j'ai eu des menaces de mort"

« Je suis engagé sur le sujet depuis mon élection, ma première élection de député, c’est-à-dire en 2012 […] C’est un combat de longue haleine », explique Olivier Falorni, qui a incarné ce texte ces dernières années, notamment dans l’espace médiatique.

Une exposition parfois compliquée à vivre, notamment sur les réseaux sociaux : « Il n’y a pas une journée, pendant ces débats, où je n’ai pas été traité au moins 100 fois de nazi, de SS, de Hitler, d’assassin. Il n’y a pas une journée sans que j’aie reçu des menaces de mort, ce qui est assez savoureux venant de militants qui se déclarent pro-vie. » Cependant, le député a tenu à rappeler le soutien dont bénéficie le texte dans l’opinion publique : « 84 % des Français soutiennent cette loi et on s’aperçoit qu’il n’y a aucune différence, d’ailleurs, entre l’électorat de gauche, l’électorat de droite, même l’électorat du RN. »

Alors que la proposition de loi doit désormais repasser par le Sénat, Olivier Falorni doit se relancer dans la campagne des municipales, avec une réunion publique qui était organisée le soir même. S’il est élu, il assure qu’il continuera à suivre le cheminement du texte : « C’est un combat que je suivrai, quoi qu’il arrive […] Cette deuxième lecture était importante pour moi. D’ailleurs, je n’aurais pas été candidat aux élections municipales si la deuxième lecture n’avait pas eu lieu avant les élections. »

Découvrez l’actualité de la Rochelle et de la Charente-Maritime sur notre site Web et en direct notre sur notre Facebook.