Craignant des débordements lors du réveillon du 31 décembre dans plusieurs quartiers du département, la préfecture de Charente-Maritime a pris plusieurs arrêtés afin d’interdire l’acquisition et l’utilisation de bidons d’essence ainsi que de feux d’artifice.
Comme chaque année, le réveillon du 31 décembre est un événement particulièrement surveillé par les forces de l’ordre. En premier lieu sur les routes, où la consommation d’alcool peut parfois être excessive à l’occasion des festivités du Nouvel An. Mais la vigilance concerne également des situations moins festives, avec des affrontements observés dans certains quartiers, impliquant notamment l’usage de feux d’artifice.
Un exemple marquant reste la soirée du réveillon 2022, qui avait dégénéré dans les quartiers de Mireuil et de Villeneuve-les-Salines. Une trentaine de tirs de mortiers et de chandelles romaines avaient alors été recensés, accompagnés de jets de projectiles visant des bâtiments ainsi que les forces de l’ordre. Plus récemment, à Saintes, lors de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, des groupes d’individus avaient également dirigé des mortiers en direction des policiers.
Afin de prévenir ce type de tensions et de garantir la tranquillité publique, la préfecture de la Charente-Maritime a pris, comme chaque année, un arrêté interdisant l’acquisition et l’utilisation de bouteilles ou de bidons contenant des produits chimiques, inflammables ou explosifs, du 29 décembre au 1er janvier. Les artifices de divertissement sont également concernés sur la même période, tels que les pétards à mèche, les fusées ou encore les chandelles romaines.
Plusieurs centaines d’engins pyrotechniques saisis par les douaniers
L’arrêté préfectoral fait également référence à un récent épisode de violences urbaines survenu à Mireuil à la mi-décembre, marqué par des tirs d’engins pyrotechniques ayant provoqué l’incendie de plusieurs véhicules.
Depuis le début du mois, les douaniers ont par ailleurs saisi plusieurs colis en provenance de l’étranger, contenant plusieurs centaines d’engins pyrotechniques. Ces envois étaient destinés à « des individus identifiés et résidant à Mireuil ».