Challenge Cup. Stade Rochelais : une fin de cycle à conclure avec panache

Entre l’arrêt de carrière prématuré de Uini Atonio, les blessures longues durées de plusieurs cadres et les départs annoncés, la fin de cycle du Stade Rochelais se confirme. Pour autant, les Maritimes entendent terminer cette aventure de la meilleure des manières, avec en ligne de mire un beau parcours en Challenge Cup.

Ihaia West fait partie des joueurs qui veulent partir de La Rochelle sur une bonne note I Stade Rochelais

Les signaux ne trompent pas : une page de l’histoire récente du club est en train de se refermer. La transition avait déjà débuté à l’intersaison avec les départs de figures majeures comme Tawera Kerr-Barlow (Stade Français), Brice Dulin et Raymond Rhule (retraite). Cette saison, le tournant s’est accéléré, de manière plus brutale. Dès septembre, le centre international Jonathan Danty, pièce maîtresse des sacres européens, se blessait gravement au genou, mettant fin prématurément à sa saison dès la deuxième journée de championnat. Mi-janvier, le pilier emblématique Uini Atonio voyait sa carrière s’arrêter brutalement après un accident cardiaque. Deux mois plus tard, son ami et coéquipier Will Skelton était à son tour gravement touché au tendon d’Achille, une blessure qui l’éloignera des terrains pendant de longs mois.

Au-delà des blessures, plusieurs départs viennent également marquer ce tournant. Des joueurs qui ont laissé leur empreinte dans les succès récents du Stade Rochelais s’apprêtent à tourner la page. Parmi eux, Reda Wardi, devenu international français (18 sélections) sous les couleurs rochelaises, rejoindra Montpellier la saison prochaine Ce sera aussi le cas de l’ouvreur néo-zélandais Ihaia West, vainqueur de la Champions Cup 2022, qui aura passé sept saisons au club (2018-2022 puis 2023-2026). Dans une moindre mesure, le départ du pilier argentin Joel Sclavi (2022-2026) s’inscrit également dans cette dynamique. Peu à peu, le groupe qui a porté les grandes heures du club change de visage.

Une motivation pour la Challenge Cup

Dans ce contexte, la Challenge Cup apparaît comme un levier de motivation. À l’aube d’un huitième de finale face à Newcastle (samedi 21H), lanterne rouge de son championnat, l’enthousiasme n’est pas forcément débordant, entre résultats en dents de scie et blessures en cascade. Mais l’idée de voir les joueurs sur le départ quitter le club sur une bonne note constitue un moteur pour le groupe.

« Je ne vais pas laisser cette période définir ce groupe, parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de choses à chercher. Peut-être que la plus grande, c’est la fierté d’un groupe. Beaucoup de joueurs partent. On va finir comment ? C’est un peu le point de départ pour ce match ce week-end. » lançait Ronan O’Gara lors de la conférence de presse ce jeudi.

Même son de cloche pour l’ouvreur Ihaia West qui quittera La Rochelle à la fin de la saison. 

«  Bien-sûr, on a parlé de tout ça aussi. Beaucoup d’entre-nous vont partir à la fin de la saison. On aime beaucoup cette équipe, ce club. Comme Reda (Wardi) l’avait dit, on veut laisser une trace dans ce club. Il ne reste pas beaucoup de matchs donc c’est important qu’à chaque fois que l’on a la chance de jouer, de donner le meilleur de nous-même. Ca va être dur à la fin de la saison mais on va essayer d’aller chercher quelque chose ».

Près de trois ans après son dernier sacre européen, le Stade Rochelais a l’opportunité de raviver une dynamique positive. La Challenge Cup peut-elle servir de tremplin pour conclure ce cycle en beauté ? Premier élément de réponse ce samedi (21h), face à Newcastle.

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