De nouveau capitaine de la jeune équipe rochelaise qui se déplacera pour le quart de finale de Challenge Cup en Ulster (vendredi, 21h), le demi de mêlée attend de ses coéquipiers qu’ils affichent le même engagement que celui qui leur a permis de s’imposer à Newcastle (18-26) samedi dernier.
À l’approche de ce quart de finale de Challenge Cup face à l’Ulster, sentez-vous encore plus d’enthousiasme et d’énergie cette semaine ?
Oui, naturellement, on joue un quart de finale, on a fait un bon match la semaine dernière. Même si rugbystiquement ce n’était pas parfait, on a fait un bon match dans l’état d’esprit, donc oui, tout le monde est content d’entamer cette nouvelle semaine. Se déplacer à Belfast pour jouer un quart de finale, il y a pire je pense dans la vie.
Malgré les moments plus difficiles que vous avez rencontrés à Newcastle, on a senti que vous preniez beaucoup de plaisir entre vous et une envie collective d’avancer.
Oui, on a pris du plaisir à jouer ensemble, on savait que ça n’allait pas être parfait, ce qui était important c’était l’action d’après justement, de ne pas rester bloqué sur ce qui ne marchait pas, mais de prendre du plaisir à avancer ensemble, et ça on l’a plutôt bien fait. Les conditions étaient très compliquées pour jouer au rugby, donc je pense qu’on ne s’en est pas trop mal sorti quand même.
Cette Challenge Cup devient-elle un objectif au fil des semaines ?
Je l’ai dit la semaine dernière, on prend les matchs les uns après les autres, on va à Belfast pour être performants et on verra où ça va nous mener. Sur l’état d’esprit, je ne m’inquiète pas, je sais qu’on répondra présent. Maintenant il va falloir qu’on ajoute un peu plus de précision dans notre jeu, si on veut espérer gagner là-bas. Ce sera différent de la semaine dernière, mais on prend les matchs les uns après les autres avec le groupe qu’on a et on y va pour faire un bon match de rugby et prendre du plaisir.
En tant que personne qui vient du coin (il est né à Puilboreau), comment avez-vous vécu le fait d’avoir été nommé capitaine la semaine dernière ?
Déjà, très fier de représenter le club de La Rochelle. C’est quelque chose de fort. J’ai fait un peu l’abstraction de tout ça, je n’y pensais pas forcément, mais une fois le match terminé, on réalise un peu plus. C’est quelque chose dont je suis très fier, et je remercie le staff pour sa confiance, et j’essaie de lui rendre au mieux.
Vous allez jouer à Ravenhill (aujourd’hui renommé Affidea Stadium), qui est un endroit assez mythique du rugby européen, comment vous l’envisagez à titre individuel ?
C’est un stade complètement différent de Newcastle. On a eu une présentation par Sean (Dougall, membre irlandais du staff maritime, NDLR) ce matin sur la ville de Belfast, ça va être différent, il y aura un climat plus hostile, je pense. (..) On s’attend à un gros combat de la part de l’équipe de l’Ulster.
Quelles sont les principales menaces de cette équipe ?
C’est une équipe irlandaise, ça joue très bien au rugby, ils sont très bien structurés, ils sont très forts en conquête, ils ont des joueurs en forme. Je pense notamment à leur centre McCloskey, qui a joué le tournoi des Six Nations (avec l’Irlande), qui est en forme. C’est une équipe qui se développe, qui est troisième dans son championnat, qui joue plutôt bien, qui est solide sur les bases, donc on s’attend vraiment à un gros combat, un gros match de rugby.
En décembre, les jeunes joueurs qui avaient affronté les Stormers en phase de poule n’avaient pas pu enchainer derrière ce match perdu. Là ils ont gagné et peuvent enchaîner. C’est important pour leur construction ?
C’est bien, maintenant attention, il y avait beaucoup de bonne humeur cette semaine, il ne faut pas qu’on oublie où on met les pieds, quand même. On leur a rappelé. Maintenant, je pense qu’ils sont conscients qu’on va à Belfast, que ça va être compliqué, qu’on joue en quarts de finale. On a fait un bon match la semaine dernière, mais maintenant c’est du passé, et attention à ce week-end, parce qu’on peut vite redescendre.
Quel regard portez-vous sur le jeune ouvreur Diego Jurd, avec qui vous formez la charnière sur cette période européenne ?
Diego travaille bien, depuis qu’il a 14-15 ans, il est très professionnel, tout est clair, tout est déjà prêt dans sa tête. C’est un plaisir de jouer avec Diego. On prépare bien la semaine, on sait où on va, on sait où on met les pieds, et tout est déjà organisé pour ce week-end. Après, il a un très bon jeu au pied, on communique bien ensemble. Ça s’est plutôt bien passé la semaine dernière. Ce n’était pas non plus son premier match au haut-niveau, il a fait plusieurs matchs avec les U20, il commence à avoir un peu d’expérience sur ce genre de match. Qu’il continue de bien travailler comme ça, c’est un futur grand joueur, je pense.
Propos recueillis par Jules Lefebvre