Le capitaine du Stade Rochelais, Grégory Alldritt, est revenu sur son excellente forme du moment avant d’évoquer la réception du Stade Français (samedi, 21h). Un rendez-vous crucial dans la course aux phases finales, même si les Rochelais devront également compter sur les résultats de leurs concurrents pour espérer intégrer le Top 6.
Avez-vous senti le groupe encore plus impliqué qu’avant les matchs contre Toulouse ou le Racing ?
On a peut-être un petit peu plus de confiance qu’avant Toulouse. Ce match contre Toulouse nous a encore plus prouvé qu’on pouvait faire de belles choses. Je nous sens « super » en dehors du terrain. On est très liés, on passe beaucoup de temps ensemble. Les mecs mettent beaucoup de temps à partir du centre d’entraînement. On boit un café de plus… Sur le terrain, je nous trouve avec beaucoup d’intensité. On a un groupe qui est enfin étoffé, il n’y a quasiment plus personne à l’infirmerie, ça booste sur le terrain. Il y a une belle dynamique. Il faut garder le focus sur samedi soir, arriver à mettre de l’intensité dès la première minute et surtout sur des tâches qui nécessitent qu’on en mette.
Personnellement, on vous sent sur la pente ascendante.
Oui, je me sens très bien et j’espère que ça va continuer. Comme je le dis souvent, je ne me mets pas au fond du seau quand je suis moins bon, je continue à travailler et quand je fais de bons matchs, c’est la même chose, je ne me mets pas tout en haut de la montagne et je continue à travailler aussi.
Vouloir se battre pour obtenir le bonus offensif rapidement est-il un piège face au Stade Français, une équipe réputée pour sa grosse défense ?
L’objectif, c’est bien sûr de marquer des essais. Sauf que pour le faire, il faut de l’intensité, de l’agressivité, une bonne conquête et une bonne défense aussi. Si l’équipe adverse marque 40 points, il faut que tu marques 41 pour gagner. Si elle n’en marque que 3, tu as un peu plus de marge… Il ne faut pas se tromper et ne pas se dire que ce sont les offloads (passes après contact) qui nous feront gagner. Un match, ça se construit, il faut bien le construire sur les fondamentaux. Conquête et défense, ça a toujours été l’ADN de La Rochelle, il faut qu’on appuie là-dessus ce week-end.
Vous vous attendez à affronter quel Stade Français ce week-end ?
Un Stade Français qui a tout à gagner ce week-end. Au pire des cas, ils recevront un barrage à domicile. Au meilleur des cas, ils feront une demi-finale directe. Je pense que c’est une équipe qui va venir assez relâchée mais déterminée aussi. C’est ça qui peut être très dangereux. Ils ont de sacrés joueurs.
Cela vous procure un sentiment étrange de vous dire que la saison peut se terminer dès samedi soir ?
Oui, c’est dur. Mais si jamais elle s’arrête lundi, c’est dimanche que cela va être bizarre et que le réveil sera difficile. Parce que là, on a la tête dans le guidon, avec une semaine comme toutes les autres, sans vraiment se projeter sur la prochaine.
Pour autant, en cas d’élimination, on ne tirerait pas forcément le même bilan que l’an dernier, il y a beaucoup de positif qui ressort.
Moi, je trouve qu’il y a quand même des similitudes. Il y a beaucoup trop d’erreurs dans la saison. On essaie de sauver les meubles à la fin. On est encore obligés de se battre contre nous-mêmes cette saison.
Dans le jeu, il y a du positif. Vous préparez aussi la saison prochaine.
Bien sûr. C’est une grosse satisfaction pour le staff, pour les supporters. Même pour nous, joueurs, de voir qu’on a un bel effectif, qui va être encore plus étoffé l’an prochain, qu’on arrive à faire de belles choses aussi. Il faudra essayer de partir avec ce rythme dès septembre, ce serait bien.
Propos recueillis par Jules Lefebvre






