Portée depuis de nombreuses années par Olivier Falorni lorsqu’il était député, la loi sur la fin de vie a été adoptée en lecture définitive par l’Assemblée nationale ce mercredi 15 juillet.
C’était le combat de sa vie. L’Assemblée nationale a définitivement adopté ce mardi le texte instaurant un droit à l’aide à mourir, porté pendant de nombreuses années par Olivier Falorni, ancien député de La Rochelle, devenu maire de la ville le 22 mars dernier.
L’élu avait d’ailleurs conditionné sa candidature aux élections municipales à l’examen du texte en seconde lecture avant cette échéance, une condition qui avait été remplie.
Le projet de loi a été adopté peu après 19 h 20 avec 281 voix pour et 241 contre.
"Nous touchons à ce qu'il y a de plus intime"
Présent dans les tribunes de l’Hémicycle, Olivier Falorni a été salué et chaleureusement applaudi à plusieurs reprises par les différents rapporteurs et députés au cours des prises de parole précédant le vote final.
Sa successeure à l’Assemblée nationale, Sabine Gervais, est également intervenue au nom du groupe Les Démocrates.
« Nous touchons ici à ce qu’il y a de plus intime : la souffrance, la mort, la liberté, voire l’ultime liberté, et la dignité. Je souhaite exprimer ma reconnaissance à Olivier Falorni. Il porte cette réflexion, ce combat pour la fin de vie, depuis de nombreuses années avec constance et détermination. Ce sont en grande partie sa détermination, ainsi que ses qualités d’écoute et de dialogue, qui nous permettent de nous retrouver aujourd’hui pour ce vote final. Je suis fière de lui avoir succédé à l’Assemblée nationale. Mon vote en faveur de cette loi sera, en quelque sorte, un peu le sien », a déclaré la députée de la 1ʳᵉ circonscription de Charente-Maritime, rappelant que le recours à cette loi ne sera possible que dans des conditions strictement encadrées.





