Pour sa première prise de parole publique en tant que joueur du Stade Rochelais, le deuxième ligne Thomas Adélaïde s’est confié sur son parcours, son arrivée à La Rochelle ainsi que sur ses premières minutes avec son nouveau club lors du match amical face à l’Union Bordeaux-Bègles vendredi dernier (40-38).
Qu’avez-vous pensé de votre premier match amical face à Bordeaux-Bègles (victoire 40-38) vendredi dernier ?
En tout premier, je parlerais forcément du public. C’était une première pour moi dans le stade de La Rochelle. C’était vraiment impressionnant à voir. J’ai pris énormément de plaisir. (..) (Le match contre l’UBB), c’était plutôt cool, il y a encore du travail.
Comment cela se passe physiquement pour vous depuis le début de la préparation et quelle différence y a-t-il avec la Pro D2 (deuxième division) ?
Pour moi, le point qui ressort le plus, c’est la vitesse de jeu par rapport à la Pro D2. Pour avoir fait une saison à Colomiers, ça reste physique en termes d’impact, de combat. Là, c’est un mélange de combat, de rapidité, de lecture de jeu et ça reste quand même le meilleur niveau. Forcément, il y a une marge de progression, je m’adapte petit à petit. Je suppose que c’est pour ça que j’enchaîne les deux matchs amicaux, pour que je puisse m’adapter.
Avant de venir ici, aviez-vous des joueurs références parmi l’effectif du Stade Rochelais ?
Oui, je pense à Will Skelton. C’est un des joueurs les plus marquants à ce poste (de deuxième ligne). En étant plus jeune, je regardais des vidéos pour me repérer à ce poste. M’entraîner avec lui ou, pour le moment, être en salle de musculation avec lui (car Skelton est blessé, NDLR), c’est quelque chose de « stylé », on va dire. C’est cool.
Vous a-t-il déjà donné quelques conseils ?
Oui. En général, les plus anciens à ce poste accompagnent les nouveaux, les jeunes. C’est cool pour moi qui suis nouveau d’être accompagné par des mecs de ce genre. Je pense à Thomas Lavault et Will Skelton, qui sont déjà dans ce championnat depuis longtemps.
Vous sortez d’un exercice 2025-2026 à 15 matchs sous les couleurs de Colomiers en Pro D2. Qu’est-ce que vous avez le plus appris de cette saison ?
Je dirais le combat parce qu’en Pro D2, on dit souvent que « ça tape » plus que dans d’autres championnats. Donc je dirais le combat, le travail de l’ombre sur mon poste de deuxième ligne, mais aussi de savoir enchaîner les matchs au haut niveau. C’est sûr que j’ai pas mal appris la saison dernière.
Sur quels secteurs devez-vous le plus progresser ?
Je dirais ma capacité à me baisser au contact parce que je suis quand même assez grand. Plutôt l’aspect de la gravité par rapport aux défenseurs, en défense, mais en attaque aussi. Après, je pense que je ne suis pas encore à mon meilleur niveau en termes de déplacement, de jeu. Il y a encore deux-trois détails à bosser, notamment sur la touche. Il y a pas mal de trucs à bosser, mais ça avance petit à petit. Je pense que je serai prêt à jouer pour les matchs du début de saison.
En deuxième ligne, le jeune Charles Kanté-Samba a impressionné la saison dernière et a beaucoup joué tout au long de la saison. C’est un exemple à suivre pour vous ?
Pour parler de Charles, c’est un des joueurs qui m’avait envoyé un message quand il a su que j’allais signer. On a pas mal discuté. Dès mon arrivée, on a été très proches tous les deux. Forcément, je m’appuie sur lui parce qu’il a effectué une bonne saison l’an dernier. Il est aussi un des leaders en touche et c’est important pour moi de discuter avec les leaders. Le fait qu’on se rapproche s’est fait naturellement.
Comment jugez-vous votre intégration d’un point de vue global ?
Très bien. La saison dernière (à Colomiers), j’étais tombé dans un groupe très famille. Je retrouve à peu près la même chose ici. Les mecs sont très proches. Je pense que ça a aidé sur le début de la préparation. C’est plutôt cool.
Pendant l’intersaison, avez-vous beaucoup travaillé sur le secteur de la mêlée, qui a été en difficulté la saison passée ?
Oui, on a pas mal bossé sur l’aspect conquête pendant la préparation. On a vu lors du match amical contre Bordeaux (vendredi dernier) qu’il y avait beaucoup de mêlées. On est en train de bosser, il y a encore du travail, mais ça bosse bien, tout le monde est uni pour que ça puisse marcher. On va continuer à bosser et on verra dès le premier match de championnat où on en est et où et qu’est-ce qu’il faut bosser.
Vous étiez prêté à Colomiers l’an dernier mais vous apparteniez à Toulon. Qu’est-ce qui vous a amené à rejoindre le projet rochelais ?
C’est la nouveauté. J’ai l’impression que ça me sourit parce que j’ai été prêté une saison en Nationale et la saison dernière à Colomiers en Pro D2. Donc j’ai voulu garder ce côté nouveauté et même le projet d’ici me plaisait énormément. Jusque-là, ça va.
Vous avez mis du temps avant de faire ce choix ?
Oui, ça a été un peu compliqué, mais j’ai décidé et let’s go (sourires).
Qu’est-ce que vous attendez de cette saison, personnellement et collectivement ?
Personnellement, je dirais de me faire ma place, de jouer le plus possible. Pour la saison collective, qu’on puisse mettre l’exigence demandée.
Propos recueillis par Jules Lefebvre






