Candidat à l’élection présidentielle depuis deux jours, Raphaël Glucksmann a effectué son premier déplacement de campagne en Charente-Maritime lundi et mardi. Celui qui veut engager une « révolution écologique » dès son arrivée au pouvoir a notamment visité une éolienne d’un parc situé dans l’Aunis.
Officiellement candidat à l’élection présidentielle depuis dimanche, Raphaël Glucksmann n’a pas tardé à effectuer son premier déplacement de campagne. Le candidat à la primaire de la gauche, organisée avec les socialistes, a choisi la Charente-Maritime pour mettre en avant « l’axe majeur de son projet » : la transformation écologique.
Après avoir rencontré sympathisants et élus locaux lundi soir à La Rochelle, lors d’une réunion organisée au Café de la Paix en présence notamment du président socialiste de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, le fondateur de Place Publique a pris la direction de l’Aunis ce mardi matin.
Au programme : la visite de deux parcs éoliens, à Andilly puis à Saint-Jean-de-Liversay. Au pied d’une dizaine d’éoliennes, le candidat à la présidentielle, accompagné du sénateur écologiste de Paris Yannick Jadot, qui a annoncé son soutien, a échangé avec Corentin Civy, directeur général de Valorem. Le groupe est spécialisé dans les installations de production d’énergies renouvelables et est à l’origine du parc éolien de l’Aunis.
« Dès la prise du pouvoir, nous engagerons les 100 jours de la révolution écologique »
Après avoir enfilé un harnais et un casque, sans oublier de poser pour quelques photos devant les nombreux journalistes présents sur place, Raphaël Glucksmann est monté au sommet de l’une des éoliennes. « C’est extraordinaire, c’est génial cette vue. Je ne voulais plus partir », s’est-il exclamé à sa sortie, après une vingtaine de minutes passées en hauteur.
Mais pas question pour le candidat à la primaire de s’attarder trop longtemps sur la vue. « Dès la prise du pouvoir, nous engagerons les 100 jours de la révolution écologique », a-t-il déclaré, avant d’insister sur le choix de son premier déplacement : « C’était extrêmement important que ma première visite soit sur la thématique des énergies renouvelables, la thématique de la révolution énergétique et que ce soit avec Yannick Jadot. Moi, je suis particulièrement honoré, cher Yannick, de ton soutien et plus encore qu’un simple soutien, du fait que tu seras celui qui sera chargé de mettre en place cette révolution. »
De son côté, le sénateur écologiste a évoqué les discussions à venir sur la question du nucléaire, alors que des divergences existent sur le sujet avec Raphaël Glucksmann. « On va travailler pendant ce mois, ce mois et demi, à construire des scénarios qui nous permettront de trouver un accord sur le besoin ou pas de nouveaux réacteurs nucléaires d’ici au milieu du siècle », a expliqué Yannick Jadot. « Notre urgence, sur laquelle on est absolument convaincus et sur laquelle on veut mettre en mouvement le pays, c’est de protéger les Françaises et les Français de la chaleur et du froid », a-t-il ajouté.
"Je compte bien remporter cette primaire"
Alors qu’il doit dévoiler dans quelques semaines son programme autour des « 100 jours de la révolution écologique », Raphaël Glucksmann est également revenu sur sa participation à la primaire du Parti socialiste, qu’il « compte bien remporter », tout en assurant qu’il respectera le résultat du scrutin.
« Je veux mener cette bataille avec mes amis socialistes. Je l’ai dit, je l’ai répété. C’est une bataille vitale pour la France. Nous avons mené ensemble une campagne aux Européennes qui a levé de l’espoir chez des millions de Français. Et cette primaire, c’est l’opportunité de refonder la gauche. Nous, on va nous en saisir », a déclaré le candidat à la présidentielle.
Interrogé sur La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, dont certains sondages le présente au second tour face à Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann s’est montré confiant : « Je ne me juge pas, moi, à travers les commentaires acerbes de La France insoumise. On a commencé notre campagne hier. C’est le début. Jean-Luc Mélenchon, c’est sa quatrième candidature. Cela fait 40 ans qu’il est en campagne. Et nous verrons très rapidement que nous serons capables, nous, de proposer une dynamique », s’est réjoui le candidat.
Un grand absent
Durant les 17 minutes de conférence de presse, et plus largement tout au long de la séquence organisée au pied des éoliennes dans l’Aunis autour de la « révolution écologique », la question des cancers pédiatriques et celle des pesticides n’ont pas été évoquées par le candidat à la présidentielle ni par le sénateur écologiste. Un sujet qui résonne pourtant particulièrement sur ce territoire, où plusieurs cas de cancers pédiatriques ont été recensés et où de nombreuses mobilisations publiques et citoyennes ont été organisées, à l’image de l’Appel de La Rochelle porté par l’association Avenir Santé Environnement, dont la quatrième édition se tiendra en septembre.





