La Rochelle : deux entreprises sanctionnées par un arrêté pour “travail illégal”

Deux entreprises ont été sanctionnées sur un chantier rochelais par un arrêté préfectoral pour “travail illégal”. Les faits reprochés auraient été commis sur un autre chantier, à Royan, où un sous-traitant n’aurait pas déclaré un salarié.

Le chantier “Ocar”, situé au bord du canal de Rompsay, où deux entreprises ont été visées par un arrêté préfectoral | TL – INF La Rochelle
Le chantier “Ocar”, situé au bord du canal de Rompsay, où deux entreprises ont été visées par un arrêté préfectoral | TL – INF La Rochelle

Situé au bord du canal de Rompsay, le chantier « OCAR » est un important projet immobilier, avec à la clé plus de 107 appartements. Alors qu’une vingtaine d’entreprises sont mobilisées sur le site, deux d’entre elles n’ont plus le droit d’y exercer depuis le 5 janvier dernier, et ce pour une durée de 30 jours. En cause : un arrêté préfectoral pour travail illégal, visant deux sociétés originaires d’Aigrefeuille-d’Aunis.

Contacté par INF La Rochelle, Tristan Rivet, directeur général d’Eden Promotion, le promoteur immobilier en charge du chantier, explique que les faits reprochés ne sont pas survenus sur le chantier rochelais, mais sur un autre site et que « Eden Promotion » n’est pas à l’origine des faits évoqués. Il est en effet reproché à deux entreprises, EG Menuiserie et Peinture, d’avoir fait appel à un sous-traitant sur un chantier à Royan, alors que ce dernier ne disposait pas de la carte professionnelle nécessaire pour exercer dans le secteur du BTP.

Sur le chantier de La Rochelle, « aucun reproche n’est à faire » aux entreprises sanctionnées, indique Tristan Rivet, qui espère qu’elles pourront reprendre leur activité à l’issue des 30 jours de suspension, faute de quoi « cela deviendrait plus embêtant » pour l’avancée du projet. Le directeur général se dit également « solidaire » des démarches de la préfecture, rappelant que « le travail dissimulé est un fléau », tout en concédant que, dans ce cas précis, il s’agirait davantage d’une erreur administrative, liée à une déclaration effectuée trop tardivement sur le chantier à Royan par les deux entreprises. 

Eden Promotion précise dans un communiqué que leur priorité est aujourd’hui de « sécuriser juridiquement et réglementairement l’opération, et permettre la reprise de l’activité des entreprises concernées dans un cadre conforme ». Il ajoute également « Dès que la situation a été portée à sa connaissance, Eden Promotion a diligenté de nouveau les vérifications nécessaires, en lien avec les autorités compétentes ».

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