INFORMATION INF LA ROCHELLE — Interpellé en juillet après une exhibition sexuelle dans un bus de l’agglomération rochelaise, un professeur des écoles remplaçant a été mis en examen, notamment pour détention et consultation habituelle d’images pédopornographiques. Le rectorat de Poitiers indique avoir ouvert une enquête administrative.
Au mois de juillet dernier, les policiers rochelais sont requis après une exhibition sexuelle dans un bus de l’agglomération. Un homme est alors interpellé, soupçonné d’avoir commis une exhibition sexuelle dans le transport, devant une jeune fille. Placé en garde à vue, il fait ensuite l’objet d’une perquisition. Celle-ci permet, d’après nos informations, de découvrir de nombreux fichiers à caractère pédopornographique sur des appareils lui appartenant.
Il a été mis en examen « suite à l’ouverture d’une instruction pour exhibition sexuelle et détention d’image pédo-pornographique et consultation habituelle d’image pédo-pornographique », indique le procureur de la République, Arnaud Laraize. Ce dernier précise que l’individu a reconnu plusieurs des faits d’exhibition sexuelle qui lui étaient reprochés.
Selon nos informations, il s’agirait d’un professeur des écoles remplaçant, qui ne présenterait aucun antécédent judiciaire. Il était rattaché à une école de La Rochelle, mais effectuait des missions de remplacement, de durée plus ou moins longue, dans différentes écoles primaires, notamment au sein de l’agglomération rochelaise. Les faits d’exhibition reconnus auraient eu lieu en dehors du cadre scolaire.
Une enquête administrative ouverte dès la rentrée
Arnaud Laraize indique à INF La Rochelle qu’aucune infraction d’agression sexuelle n’est, à ce stade, reprochée à l’individu, tandis que l’enquête se poursuit désormais sous l’égide d’un juge d’instruction afin de voir si d’autres faits peuvent être établis. Le procureur de la République détaille que l’homme a été placé sous assignation à résidence avec surveillance électronique, en dehors du département de la Charente-Maritime. Il lui est également interdit d’exercer toute activité et d’entrer en contact avec des enfants.
De son côté, le rectorat de Poitiers indique que « le directeur académique des services de l’Éducation nationale de Charente-Maritime a immédiatement pris un arrêté de suspension à titre conservatoire, pour une durée de quatre mois » après avoir été informé des faits. « Au regard de la nature des faits faisant l’objet de la procédure judiciaire, les services académiques engagent une enquête administrative dès la rentrée », ajoute le rectorat, qui se dit à la disposition « de l’autorité judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier ».






