Titulaire lors de la défaite face à l’Union Bordeaux-Bègles (19-25), le demi de mêlée des Maritimes, Valentin Bouju, attend une réaction de son équipe sur la pelouse du Stade Français, ce samedi (16 h 35).
Que vous ont dit les leaders en ce début de semaine avant d’affronter le Stade Français ?
Qu’il faut qu’on se prenne en main. Il y a pas mal d’anciens joueurs dans le staff, mais ils ne peuvent plus rien faire, ils ne peuvent plus agir sur le terrain. Ça leur fait de la peine (le staff, NDLR) de nous voir nous faire dominer comme ça. C’est à nous de nous reprendre en main et de repartir vers l’avant.
Après le match face à Bordeaux, Dillyn Leyds parlait des rucks « en bordel » auxquels vous avez été confrontés. Il va falloir soigner ça ce week-end ?
Oui, on essaie de corriger tous les détails qui n’ont pas été au niveau. Il n’y a pas que les rucks qui n’ont pas été au niveau dimanche. Forcément, c’est un gros point à rectifier pour être dominants ce week-end.
Vous êtes Rochelais, formé au club. Ça fait mal de perdre à la maison, surtout contre Bordeaux ?
Bien sûr. Ça fait mal contre tout le monde, mais encore plus contre Bordeaux. À la maison, on déteste perdre, on est toujours là pour gagner. Encore plus qu’à l’extérieur, parce qu’il y a quand même 18 000 personnes qui viennent nous soutenir. En plus de perdre, on leur montre une copie qui n’était pas du tout au niveau. C’est vraiment très frustrant de perdre comme ça.
Le plus frustrant reste la défaite ou la manière, comme vous l’évoquez ?
Je pense que les deux vont ensemble. Le jeu qu’on a proposé, je pense que c’est ça le plus frustrant, parce qu’on n’a pas existé en première mi-temps. Du coup, c’était trop compliqué de revenir en seconde période. Si on avait été précis dans notre jeu et qu’on avait fait une grosse entame, peut-être qu’au final, il y aurait eu la victoire. Dimanche, pour moi, le plus frustrant, ça a été le visage qu’on a montré.
L’indiscipline aussi sera à corriger.
Bien sûr, c’est un tout. Il y a l’indiscipline, les rucks, il y a plein de choses qui font qu’on a été dominés contre Bordeaux. L’indiscipline nous a coûté beaucoup de points parce qu’au final, on marque trois essais alors qu’eux n’en marquent qu’un. Mais notre indiscipline a fait qu’ils ont marqué trois points, trois points, trois points. Il y avait 19-7 à la pause, je crois. C’est trop compliqué de revenir contre une équipe de Bordeaux comme ça.
Vous disiez que les joueurs devaient se prendre en main. C’est d’autant plus vrai avec le départ des internationaux ?
Bien sûr. On sait que pendant les doublons, on perd des joueurs importants, mais aussi de gros leaders. Derrière ça, on a encore plein de joueurs expérimentés qui prennent le relais. C’est important. Je pense qu’on sera quand même armés ce week-end pour aller chercher un résultat au Stade Français.
Vous êtes formé à La Rochelle et vous connaissez le club depuis des années. Affronter potentiellement un joueur comme Tawera Kerr-Barlow (ancien Rochelais entre 2017 et 2025), ça fait quelque chose ?
Bien sûr. Quand j’étais plus jeune, c’était un joueur qui jouait ici et qui était très important pour le club. Quand on est jeunes, on essaie un peu de prendre exemple sur lui. Ça va être intéressant de jouer contre lui. Après, je pense qu’il ne faut pas trop faire attention à ça et plutôt jouer libérés.
Vous avez beaucoup évolué avec Antoine Hastoy depuis le début de la saison. Il va y avoir de nouveaux repères à trouver avec le numéro 10 qui débutera ce week-end ?
Bien sûr, il y a des connexions à créer, mais notre système de jeu va rester le même. Quel que soit le numéro 10 qui sera sur le terrain ce week-end, je sais qu’on ira tous dans la même direction. Ça ne sera pas plus compliqué que ça.
Vous avez été convoqué avec les U20, mais vous n’avez finalement pas pu rejoindre le groupe en raison des blessures à votre poste. Y a-t-il une frustration de ne pas avoir participé à ce stage ?
Cédric Laborde (sélectionneur des U20) m’avait sélectionné, mais il a discuté avec Baptiste Gatuingt (entraîneur des Espoirs), qui a vu avec Ronan (O’Gara), lequel voulait que je reste ici. Non, ce n’est pas une frustration. Je préfère jouer chez les pros et débuter en pro plutôt que d’aller faire une semaine de stage avec les U20. Surtout qu’ils n’ont pas de match : la rencontre aura lieu au moment de la coupure du Top 14. Donc, je prétends aussi à jouer avec eux ce week-end-là.
Propos recueillis par Jules Lefebvre






