Après avoir découvert les sports de combat en Italie, Bilal Labid a progressivement tracé sa route jusqu’au MMA, qu’il a commencé à pratiquer après la période Covid. Pour INF La Rochelle, le combattant de 22 ans revient sur son parcours, sa transition vers cette discipline et son récent affrontement face à Paul Dena, figure reconnue du MMA.
Zoom sur le combattant de MMA Bilal Labid. À seulement 22 ans, il possède déjà une solide expérience dans les sports de combat. Une passion née très tôt, en Italie, avant qu’il ne poursuive son parcours en France.« J’ai commencé avec le pied-poing, le kick-boxing et la boxe thaï à l’âge de 5 ans. J’ai commencé en Italie, j’ai été plusieurs fois champion d’Italie. Je suis arrivé en France aux alentours de 2017 et j’ai continué le pied-poing et le kick-boxing, où j’ai été deux fois champion de France également. Vers la période du Covid, j’ai fait ma transition vers le MMA. »
La richesse technique du MMA a notamment séduit Bilal Labid, attiré par une discipline qui mêle les affrontements debout aux phases de lutte et de combat au sol. « C’est un sport un peu différent, qui est plus complet », détaille-t-il. « Il y a toute la partie striking, debout, et puis toute la partie lutte, qui se fait au sol. Je trouve que c’est un sport où l’on peut beaucoup plus s’exprimer, c’est aussi plus amusant. »
Un combat médiatisé face à Paul Dena
Son actualité récente a notamment été marquée par son affrontement le 24 octobre dernier face à Paul Dena, une figure reconnue du MMA. Un combat qui lui a permis de bénéficier d’une exposition nouvelle. « C’est le combat le plus médiatisé que j’ai fait. Il y avait une grosse communauté derrière lui. Médiatiquement, c’était très important comme combat. Je n’avais pas spécialement de pression. On en a un peu discuté en off (avec Paul Dena, NDLR), il m’a dit que j’avais l’air de quelqu’un de très serein et de très calme. C’était le cas, je n’étais pas forcément sous pression. »
Devant plusieurs milliers de spectateurs, il a également pu mesurer l’importance de l’événement. Malgré son statut d’outsider et le fait de ne pas combattre à domicile, il assure avoir bénéficié d’un soutien important. « C’est sûr qu’il y avait beaucoup de monde », reconnaît Bilal Labid. « Il devait y avoir entre 6 000 et 7 000 personnes. Concernant le public, je me sentais chez moi. Malgré tout, je ne me sentais pas du tout en terrain hostile, même si j’étais outsider et que je n’étais pas chez moi. J’avais quand même cette impression. Il y avait énormément de monde qui me soutenait, ça faisait très plaisir. Le fait de ne pas être chez moi, ça m’a beaucoup motivé, j’avais l’envie de prouver et de montrer un beau spectacle. »
« Une fois que le combat est terminé, il n’y a que du respect »
Malgré une courte défaite, Bilal Labid préfère retenir les enseignements positifs de cette expérience. Au-delà du résultat sportif, le Rochelais insiste sur le respect qui a entouré cet affrontement. « Avant tout, il y a toujours eu du respect. C’était le plus important. Malgré la décision des juges, j’ai tout donné jusqu’au bout, j’ai fait les efforts qu’il fallait. Le résultat n’est pas forcément celui que j’avais souhaité. »
Une relation qui s’est même prolongée en dehors de la cage, puisque les deux combattants ont partagé un repas après leur affrontement. Une image qui illustre, selon lui, l’état d’esprit qui peut exister dans cette discipline. « Ça dépend des personnes… Il y en a qui préfèrent rester dans leur bulle, qui gardent cette idée d’un adversaire ou d’un ennemi. J’en ai discuté avec l’équipe de Paul, on reste des sportifs, ça reste un cadre sportif. On est adversaires dans la cage, mais une fois que le combat est terminé, il n’y a que du respect. »
Désormais, Bilal Labid entend rapidement retrouver le chemin de l’entraînement pour préparer la suite de sa carrière. Reste à déterminer dans quelle catégorie de poids il évoluera, entre les 57 et les 61 kg, avant de se projeter vers son prochain combat.






