Une vaste opération du CODAF a été menée mardi 30 juin à La Rochelle et Aytré afin de lutter contre les fraudes, les trafics et l’économie souterraine, donnant lieu à plusieurs contrôles et sanctions dans des commerces.
Drônes, effectifs de police, Direction départementale des finances publiques, services de protection des populations… Une importante opération du CODAF (Comité opérationnel départemental anti-fraude) a été menée ce mardi 30 juin dans les quartiers de Mireuil et de Villeneuve-les-Salines, à La Rochelle, ainsi qu’à Aytré. Son objectif : lutter contre les trafics, les fraudes et « les différentes formes d’économie souterraine » en mobilisant plusieurs services de l’État pour mener des opérations coup de poing.
Des contrôles ont ainsi été réalisés dans des commerces, des établissements recevant du public ainsi qu’auprès de leurs clients. Lors de la précédente opération, menée en février, les policiers rochelais avaient notamment procédé à une importante saisie de plusieurs kilos de stupéfiants ainsi que de près de 144 000 euros en numéraire.
Un commerce fermé pour des manquements à l'hygiène
Pilotée par le préfet Michel Prosic et le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize, cette opération a, cette fois-ci, permis de mettre au jour plusieurs infractions, notamment dans des commerces.
Une fermeture administrative a ainsi été prononcée à l’encontre d’un établissement de restauration « pour de graves manquements aux règles d’hygiène », indique la préfecture. Parmi les motifs invoqués figurent notamment un défaut de maîtrise sanitaire, une absence de traçabilité des denrées alimentaires ou des ruptures de la chaîne du froid.
Une mise en demeure a également été prononcée à l’encontre d’un commerce alimentaire afin de remédier à plusieurs non-conformités en matière d’hygiène et de sécurité sanitaire des aliments. Une infraction liée à la vente illégale de tabac a également été relevée au cours de l’opération, tout comme des manquements aux obligations d’affichage concernant un système de vidéoprotection.
Des opérations appelées à se répéter sur l'ensemble du territoire
Deux personnes ont par ailleurs été conduites au commissariat, l’une afin de vérifier l’origine des fonds en sa possession, l’autre dans le cadre d’une vérification administrative de sa situation en tant que ressortissant étranger. Une procédure pour travail dissimulé a également été ouverte concernant l’emploi d’un demandeur d’asile en méconnaissance de la réglementation.
La préfecture précise que ces opérations ont vocation à se poursuivre sur l’ensemble du territoire « afin de lutter durablement contre les trafics, les fraudes et l’économie souterraine ».






