Après la victoire bonifiée du Stade Rochelais face aux Lions (31-14), le résultat sportif est passé au second plan après le décès tragique du deuxième ligne sud-africain Hyron Andrews. Ronan O’Gara, Grégory Alldritt et Paul Boudehent sont revenus sur cette rencontre disputée dans un contexte particulièrement douloureux.
Ronan O’Gara (manager du Stade Rochelais après la victoire face aux Lions) :
« J’ai essayé de préparer l’équipe pour ce match, mais c’était vraiment bizarre. La journée d’hier (vendredi) a été très dure. Ce n’est pas tant compliqué pour moi personnellement, mais c’est profondément triste. Je n’aurais jamais pensé devoir jouer un match après avoir appris une telle nouvelle. Mais il a fallu faire avec. Aujourd’hui, il n’y avait pas d’étincelle sur le terrain ni dans les tribunes. Il y a des choses bien plus importantes que le rugby. Nos pensées vont avant tout à la famille d’Hyron. C’est un rappel brutal de la fragilité de la vie. »
Grégory Alldritt (3e ligne ligne et capitaine du Stade Rochelais) :
« C’est compliqué. On va retenir une victoire bonifiée. On a surtout envie de dire félicitations aux Lions qui ont fait preuve d’une force mentale. Respect à eux parce qu’à leur place, je ne sais pas si j’aurais été capable de jouer. Ils ont fait preuve de résilience et ils ont rendu un magnifique hommage à leur joueur. (..) C’était spécial. On ne connaît pas le joueur personnellement mais ça nous touche de près. On ne peut pas s’empêcher d’avoir une pensée pour ses coéquipiers et surtout pour sa famille restée en Afrique du Sud. Bien sûr qu’on est peinés aussi. On s’attendait à ce que ce soit très physique de base. Ils ont peut-être eu ce petit truc en plus qui les a poussés. Ils n’ont rien lâché jusqu’à la 80e. Il a fallu défendre fort pour ne pas perdre notre point de bonus offensif. »
Paul Boudehent (2e ou 3e ligne du ligne du Stade Rochelais) :
« Je pense que personne n’avait d’expérience à ce niveau-là. On ne savait pas trop comment faire, comment l’appréhender. Ça s’est passé comme ça s’est passé. (..) Honnêtement, c’est bizarre de dire ça, mais j’ai senti qu’il y avait du respect dans les deux camps. On savait que c’était un match spécial. Je pense que des matchs comme ça, même à la fin de notre carrière, on va s’en rappeler. L’enjeu, je pense que ça allait bien au-delà de la Champions Cup. On va partager un moment tous ensemble, tranquille, entre nous, entre les deux équipes dans le vestiaire. Je crois que ça fait partie des moments qui sont bien plus importants que le rugby. »






