Plusieurs rassemblements et actions sont annoncés dans l’agglomération rochelaise ce samedi 17 octobre, dans le cadre d’un appel national à une « convergence des luttes », marqué notamment par un possible retour des Gilets jaunes. Lancée sur les réseaux sociaux, cette mobilisation pourrait rassembler de nombreux manifestants autour de revendications diverses.
Plusieurs figures historiques du mouvement des Gilets jaunes ont également appelé à rejoindre cette mobilisation, qui pourrait rassembler des manifestants issus de nombreux horizons professionnels et sociaux. Des lycéens aux retraités, nombreux sont ceux qui affirment vouloir se mobiliser. Reste désormais à savoir si cet appel, largement relayé sur les réseaux sociaux, se traduira par une mobilisation d’ampleur dans les rues ce samedi.
Plusieurs actions prévues à La Rochelle
Alors que plusieurs organisations syndicales et représentants de secteurs professionnels, à l’image des agriculteurs et les transporteurs, appellent à rejoindre le mouvement, cette mobilisation, qui se veut avant tout citoyenne, reste particulièrement difficile à anticiper. Tant sur le nombre de participants attendus que sur la nature des actions envisagées, les initiatives pourraient prendre des formes très diverses. À ce stade, aucune déclaration de manifestation n’a été déposée en préfecture sur le territoire, mais de nombreuses actions sont annoncées sur les réseaux sociaux.
Selon le site « 17 Octobre – Gilets Jaunes », plusieurs appels à bloquer le port de commerce de La Rochelle, les dépôts pétroliers ou encore certains axes routiers ont été lancés. Des manifestations et rassemblements sont également annoncés à différents endroits de la ville. Sur Instagram, plusieurs comptes appellent à se mobiliser dès 6 h du matin, avec un mot d’ordre : « Soyez de l’eau ». D’autres rassemblements spontanés pourraient également s’organiser sur des ronds-points et devant des stations-service, aussi bien dans l’agglomération rochelaise que sur l’île de Ré.
Dans le détail, des manifestants appellent à se retrouver dès 6 h à la sortie de Beaulieu pour bloquer la RN11, avant de poursuivre les actions à 10 h dans la zone commerciale. Un autre rassemblement est annoncé à 8 h au port de commerce de La Rochelle, tandis que deux manifestations sont évoquées sur la place de Verdun, à 9 h puis à 13 h 30. Des blocages des dépôts pétroliers, dans le quartier de La Pallice, sont également envisagés, selon plusieurs publications consultées sur les réseaux sociaux. Reste à savoir combien de ces appels se concrétiseront sur le terrain ce samedi.
"On veut se faire écouté"
Auprès d’INF La Rochelle, plusieurs lycéens et étudiants rencontrés cette semaine lors des mobilisations ont affirmé leur volonté de participer à cette nouvelle journée de contestation. C’est notamment le cas d’une étudiante de l’université de La Rochelle, qui dénonce la dégradation des conditions d’enseignement, évoquant « des salles de TD surchargées », mais aussi des locaux vétustes et inadaptés aux conditions climatiques. Après avoir participé à plusieurs manifestations ces dernières semaines, elle compte de nouveau se mobiliser ce samedi, accompagnée de sa conjointe et de plusieurs amis.
« Nous nous mobiliserons pour les lycéens et étudiants d’aujourd’hui et de demain, pour avoir accès à des conditions d’études décentes et des locaux appropriés », explique-t-elle. Une mobilisation qu’elle prépare depuis plusieurs jours : « Nous nous y préparons depuis déjà de nombreux jours avec ma copine, en recherchant les règles de sécurité pour pouvoir nous protéger contre de potentielles violences policières et en avertissant les plus fragiles de rester chez eux pour se protéger. »
Même détermination du côté de Nino, élève en BTS dans un lycée rochelais, qui soutient également cette journée de mobilisation. Présent depuis une quinzaine de jours aux côtés de ses camarades devant les établissements scolaires, il assure que de nombreuses personnes comptent se mobiliser ce samedi, aussi bien parmi les lycéens que dans son entourage personnel. « On est tous remontés, on veut se faire écouter », affirme-t-il, témoignant d’une colère qui ne semble pas retomber après deux semaines de mobilisation.






