De retour à la compétition après avoir manqué le dernier match à Toulon en raison d’une petite blessure à l’épaule, le troisième ligne international Oscar Jegou retrouve les terrains avec l’envie de faire perdurer la belle série rochelaise, qui reste sur deux succès en autant de rencontres depuis le début de la saison.
Oscar, vous n’étiez pas présent lors de la victoire à Toulon (20-21), comment l’avez-vous vécue depuis votre domicile ?
Oui, j’étais avec mes parents. C’était hyper stressant. Je comprends un peu les supporters qui vivent ça tous les week-ends. C’est des fois aussi stressant que sur le terrain. C’était un match très serré, mais je suis très fier des gars sur l’intensité qu’ils ont mise et surtout d’être allés chercher cette victoire d’un petit point, ce n’était vraiment pas fait.
Vous êtes comment en tant que spectateur devant votre télévision ?
Je suis terrible (rire). Je crie, en plus avec mes parents c’est compliqué parce qu’ils connaissent un peu moins et ils me voient sauter partout. Je suis un vrai supporter rochelais (sourire).
Vous étiez touché à l’épaule après le premier match contre Toulouse, comment allez-vous ?
Ça va mieux, ils (le staff) m’ont mis une semaine de côté pour pouvoir récupérer. C’était une petite acromio, là, je ne la sens presque plus. Je peux postuler pour ce week-end.
Gagner à Toulon sans plusieurs cadres comme Davit Niniashvili, Nolann Le Garrec ou vous-même, c’est une preuve de la profondeur de banc qui s’installe dans l’équipe cette saison ?
Oui, complètement. Ça envoie de bons signaux. On sait que « Nini » (Davit Niniashvili), « Nono » (Nolann Le Garrec), même Greg (Alldritt) qui était sur le banc, ça fait bizarre, mais finalement, les gars se sont super bien adaptés. Comme je l’ai dit, ils ont surtout été impressionnants dans l’intensité, dans le fait de ne rien lâcher. En défense, ils se sont accrochés sur tous les coups. Ça rassure tout le groupe et le staff aussi, je pense.
Qu’est-ce que cela procure d’être invaincu en saison régulière depuis mars dernier ?
On ne va pas s’enflammer. C’est sûr que sur le début de saison, c’est quand même très, très bien parce que ce sont deux gros morceaux que l’on a battus (Toulouse puis Toulon, Ndlr). C’est vrai que ça amène beaucoup de confiance. Maintenant, ce qui serait beau, c’est de faire un trois sur trois et pourquoi pas un bloc entier. On est très contents de ces deux résultats, mais on se l’est dit cette semaine : il ne faut surtout pas baisser le curseur.
Vous parliez d’intensité et de ne rien lâcher. C’est ce qui va se passer avec le Racing 92 qui va venir à Marcel-Deflandre après deux défaites pour ouvrir sa saison ?
Oui, on sait exactement à quoi s’attendre. On ne se focalise pas que sur eux, mais c’est quelque chose à prendre en compte. On sait qu’ils étaient demi-finalistes la saison dernière, qu’ils ne sont pas devenus nuls en trois matchs. On sait qu’ils vont venir ici avec les crocs. On va regarder un peu les rétroviseurs parce que ça risque d’arriver de tous les côtés.
En fin de saison dernière, le Racing 92 a gagné à Clermont-Ferrand puis en barrage à Pau, là où peu de monde les attendait, c’est une équipe qui est capable de faire des coups.
Oui, c’est une très grosse équipe. On sait de quoi ils sont capables avec leur profil de joueurs. Je pense que s’ils « switchent » (basculent), ça va être très, très costaud à Deflandre samedi. Maintenant, on est prêts, on va aussi se concentrer sur nous, il ne faut pas que ça nous empêche d’imposer notre jeu.
Ronan O’Gara a prolongé jusqu’en 2031. Cela ferait 12 ans au sein du club s’il va au bout de son contrat. Quelle place a-t-il ici, à La Rochelle ?
La place du patron forcément (rire). Je suis très content parce que c’est le premier qui ramène des titres à ce club, on sait qu’il est fan de ce club et de la ville. Je sais qu’il est très compétiteur et qu’il va continuer sur cette lancée, qu’il ne va pas lâcher. Je pense qu’on est tous très contents de le voir prolonger.
Cela change quoi pour un joueur de voir que le manager n’est plus dans sa dernière année de contrat, qu’il a résigné pour plusieurs saisons ?
Je ne suis pas sûr que ça change quelque chose. On se dit qu’on va bosser un peu sur les mêmes bases et les mêmes standards que l’on a toujours eus. Peut-être que ça nous rassure, on se dit qu’il n’y aura pas trop de changements, qu’on va continuer sur la même lignée. Pour l’instant, ça a marché sur les deux premières journées. On va continuer et croire au projet et en son staff.
Propos recueillis par Jules Lefebvre






