Conséquence directe de la canicule, un pic de pollution à l’ozone et aux particules fines est en cours en Charente-Maritime. Des restrictions ont été mises en place, notamment un abaissement des vitesses sur les routes du département.
Après l’arrêt des trains dans la région de 10 h à 18 h, la canicule entraîne désormais des conséquences sur les routes : la vitesse est abaissée de 20 km/h sur les axes limités à 110 et 130 km/h. En cause, un pic de pollution aux particules fines, dont le deuxième niveau d’alerte vient d’être déclenché par le préfet. Un arrêté prévoit la mise en place de « mesures d’urgence, graduées et proportionnées, afin de limiter l’ampleur et les effets de l’épisode de pollution sur la population ».
Par ailleurs, une alerte de niveau 1 a également été activée pour une pollution à l’ozone, accompagnée de procédures d’information et de recommandations à destination de la population.
La vitesse réduite sur les routes
Ce type de pollution, s’explique par les conditions météorologiques exceptionnelles. Les fortes chaleurs créent une masse d’air chaud et stable, peu ventilée, qui empêche la dispersion des polluants. Ceux-ci restent alors « bloqués » près du sol. Par ailleurs, la chaleur accélère certaines réactions chimiques, favorisant la formation de particules fines et d’ozone.
« Ces deux procédures sont actives sur l’ensemble du département de la Charente-Maritime jusqu’à nouvel ordre, en raison de conditions météorologiques stables (vents faibles) et de la chaleur extrême, limitant le brassage des masses d’air », indique la préfecture. En conséquence, la vitesse a été réduite de 20 km/h sur les axes limités à 110 et 130 km/h.
Dans le secteur agricole, l’écobuage est interdit, tout comme toute opération de brûlage à l’air libre de sous-produits de cultures.






