Interpellé par l’ancien maire Thibaut Guiraud au sujet du futur hôpital, Olivier Falorni, a insisté sur la nécessité d’une union des élus locaux, notamment avec Hélène Rata, maire d’Aytré, afin de peser dans les discussions et d’obtenir le soutien financier de l’État.
Le sujet du futur hôpital est une nouvelle fois revenu sur la table du conseil municipal. Ce lundi 21 septembre, Thibaut Guiraud, ancien maire de La Rochelle désormais membre de l’opposition avec le groupe Générations La Rochelle, a interpellé son successeur, Olivier Falorni, sur l’avenir du projet, dénonçant le retournement de veste de certains élus. Au début du mois de septembre, il avait tenu une conférence de presse avec, autour de la table, les représentants des différentes collectivités locales pour montrer l’union autour du site de DBMA afin d’obtenir les financements de l’état.
« Vous avez réussi un tour de force énorme : celui de faire en sorte qu’il y ait un alignement de la part de l’ensemble des élus locaux derrière vous. (…) J’avoue que la photo finish était un peu cocasse. Pour connaître certains des élus qui ont lutté massivement et freiné pendant ce projet pendant au moins deux ans… Et puis, j’étais assis au Conseil communautaire, je sais exactement les propos qu’ils tenaient », lançait Thibaut Guiraud.
Ce dernier fait référence à une conférence de presse tenue en avril 2025 autour de Tony Loisel l’ancien maire d’Aytré où une quinzaine de maire l’avait soutenu contre Jean-François Fountaine alors président de l’agglomération. Une situation qui n’a pas plus à son successeur Thibaut Guiraud, qui a dénoncé la présence d’élus sur cette photo autour d’Olivier Falorni au début du mois pour soutenir … DBMA.
440 millions d’euros nécessaires
Après cette prise de parole de Thibaut Guiraud, Olivier Falorni est d’abord revenu sur la nécessité, pour les élus locaux, de rester unis afin de tenter d’obtenir un financement de l’État pour un projet qu’il juge « essentiel ». « Il n’était pas possible, sur un sujet aussi important que celui-là, d’avancer divisés », a reconnu Olivier Falorni. « Il se trouve que j’ai œuvré pour faire en sorte que ce rassemblement ait lieu, et notamment avec la maire d’Aytré (Hélène Rata, Ndlr). Nous avons travaillé de concert pour avoir, comme vous dites, cette photo finish, mais qui n’est pas qu’une photo. Malheureusement, on est loin du finish. Mais plusieurs Premiers ministres m’ont dit, lorsque j’étais député : « De toute façon, pour avoir de tels financements, si le territoire n’est pas à l’unisson, vous pouvez toujours attendre, vous ne serez pas prioritaire. » Aujourd’hui, le territoire est à l’unisson », a-t-il martelé.
Olivier Falorni a ensuite détaillé les montants nécessaires pour mener à bien le projet du futur hôpital. Sur les 440 millions d’euros nécessaires, l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine doit en financer 140. Un engagement pris par l’ancien directeur général de l’ARS, depuis parti, et dont le successeur devra désormais confirmer la teneur. « Nous avons encore besoin de 300 millions d’euros comme subvention de l’État pour compléter la partie financée par l’hôpital, par le biais, en grande partie, de l’emprunt qu’il souscrira », a précisé le maire de La Rochelle.
Les discussions ne seront toutefois réellement entamées qu’après la remise du rapport de l’ANAP (Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux). Cette agence, chargée notamment d’accompagner les établissements de santé dans leurs projets d’investissement et de transformation, « va commencer ses travaux dans les jours » à venir, avant de rendre ses conclusions d’ici « la fin de l’année » civile.






