Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce jeudi 5 novembre à La Rochelle, à l’appel de l’intersyndicale, pour dénoncer le coût de la vie et apporter leur soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours. Des tentatives de blocage ont également eu lieu dans plusieurs établissements scolaires au cours de la matinée.
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce jeudi 5 novembre à La Rochelle, à l’appel d’une large intersyndicale. Le soleil ne s’était pas encore levé lorsque des lycéens ont tenté de bloquer les établissements Dautet, Valin et Vieljeux. Dans les deux premiers, des blocus filtrants, avec des entrées surveillées par les policiers, ont été mis en place avant que les manifestants ne rejoignent le rassemblement organisé devant la gare.
De nombreux syndicats (CGT, CFDT, UNSA, FSU, FO, CFE-CGC et CFTC) étaient mobilisés autour de plusieurs revendications : davantage de pouvoir d’achat, de justice sociale et une meilleure répartition des richesses, mais aussi la défense de « la liberté de manifester ».
En tête de cortège, de nombreux lycéens et étudiants étaient également présents, dans la continuité du mouvement engagé début octobre. Leurs revendications restent inchangées : le refus du gel des APL, la solidarité avec le mouvement, la dénonciation de sa répression et de la fermeture de l’université.
Une assemblée générale était par ailleurs organisée dans l’après-midi afin de décider des suites à donner aux blocages sur les différents sites.
Une manifestation calme
Après avoir quitté la gare, le cortège, particulièrement fourni, est passé devant la préfecture, placée sous la surveillance de plusieurs dizaines de policiers, avant de poursuivre son parcours devant la mairie puis l’hôpital. Aucun incident n’a été signalé durant la manifestation.
En fin de rassemblement, un groupe d’environ 200 personnes a toutefois tenté de rejoindre la rocade, mais en a été empêché par les forces de l’ordre sur le boulevard Sautel. Les manifestants ont finalement rebroussé chemin en direction de la gare.
Difficile d’établir une estimation précise du nombre de participants. La police en a dénombré 3 400, tandis que les syndicats avancent un chiffre deux à trois fois supérieur. Dans un communiqué, la préfecture indique par ailleurs qu’une personne a été interpellée.
Les regards sont désormais tournés vers samedi, où des appels à une quatrième journée de mobilisation circulent sur les réseaux sociaux.






