Fort d’une dynamique de huit victoires lors de ses neuf derniers matchs, le Stade Rochelais se présentera à Paris ce dimanche (21h05) pour son barrage de Top 14 face au Stade Français. Le capitaine Grégory Alldritt, lui, se dit impatient de retrouver les phases finales, deux ans après la demi-finale perdue face à Toulouse.
Vous arrivez avec un capital confiance élevé avant ce barrage contre le Stade Français ?
Oui, bien sûr, on arrive avec de la confiance. Comme vous dites, au meilleur moment. On aurait aimé avoir un petit matelas confortable. On s’est fait peur. Pour une fois depuis deux ans, le destin nous a souri, on a eu un petit coup de chance avec ce match de Clermont (qui a gagné à Bordeaux, NDLR).
On imagine que vous êtes très heureux de retrouver ces phases finales de Top 14, deux ans après les dernières.
Oui, ça fait plaisir parce qu’il y a eu énormément de travail et d’investissement. Il y a énormément de qualités dans ce groupe. L’an dernier, ça avait été un mois de juin assez compliqué. Là, on est content de pouvoir vivre ces phases finales.
D’autant que votre rugby tourné vers l’attaque est maintenant bien huilé.
Oui, on a changé un peu notre façon de jouer. On a commencé fin février et, petit à petit, ça se perfectionne. À nous de continuer là-dessus et de le faire évoluer petit à petit. La saison prochaine, il faudra encore le faire évoluer. Ce qui est intéressant, c’est de voir qu’on travaille bien la semaine et que ça paye le week-end. C’est surtout ça qui est gratifiant.
Vous prenez beaucoup de plaisir à pratiquer ce jeu-là ?
Je me régale. C’est sûr qu’il y a beaucoup plus de mouvement, mais il y a quand même aussi du contact. Il y a plus de liant entre trois-quarts et avants, on touche plus de ballons devant et on s’y plaît. Je ne dis pas que, les années précédentes, je ne prenais pas de plaisir. Quand tu gagnes, tu en prends souvent, mais là, mine de rien, avec la bonne météo, le public qui amène énormément d’énergie depuis deux ou trois mois, notre jeu et des victoires, c’est vrai qu’il y a un bon état d’esprit.
Quel regard portez-vous sur le retour d’Oscar Jegou ?
Très peu d’équipes aimeraient se passer d’Oscar (sourire). Il est extrêmement important, performant depuis le début de la saison. Le retrouver, c’est génial, il fait partie des joueurs qui apportent énormément d’énergie, il fait beaucoup de bien aux joueurs à ses côtés, c’est parfait. Et c’est un très bon sauteur en touche, donc il va nous faire du bien.
Comment avez-vous analysé les difficultés en touche face au Stade Français la semaine dernière ?
Ils ont eu une très bonne défense. Ils ont des joueurs qui sont performants aux contres. Notre stratégie n’était pas la bonne. Maintenant, une stratégie de touche, ça se change facilement d’une semaine à l’autre. Ça ne sera pas la même touche ce week-end, on a bien travaillé cette semaine.
Et concernant la mêlée, qui avait causé votre défaite au match aller et qui a encore été bousculée la semaine dernière ?
On a aussi bien travaillé. On sait que le Stade Français va beaucoup s’appuyer sur sa mêlée. À nous de répondre présents, c’est une question de mindset (état d’esprit) des huit joueurs, de régularité sur tout le match, parce que d’une mêlée à l’autre, on peut être très performants ou alors se faire pénaliser. Uini (Atonio), en plus du travail prévu, a fait des extras avec les premières lignes. Je suis confiant là-dessus.
Propos recueillis par Jules Lefebvre






