Légende du Stade Rochelais, Levani Botia (37 ans), arrivé au club en tant que joker médical en 2014, s’apprête à disputer, ce samedi, son 250e match sous les couleurs jaune et noir, le seul club avec lequel il a évolué en professionnel.
Levani Botia va franchir un nouveau palier avec le Stade Rochelais. Ce samedi, face à Pau, le troisième ligne fidjien de 37 ans, arrivé au club en 2014, va disputer son 250e match sous la tunique rochelaise, le faisant entrer un peu plus dans la légende du club à la caravelle. Avant cette rencontre, « Lep’s » a été salué par Sean Dougall, l’entraîneur en charge des attitudes au contact et des ballons hauts, ainsi que par plusieurs de ses coéquipiers. Extraits.
« On a forcément parlé de ça cette semaine », reconnaît le technicien irlandais. « C’est un joueur spécial, un homme spécial, une légende du club. (…) Ce qui est impressionnant, c’est qu’on a l’impression que chaque année, il progresse », salue Sean Dougall.
Le deuxième ligne Charles Kante-Samba a également salué Levani Botia. « Pour moi, c’est une légende du club. Quand je suis arrivé ici, c’était Levani Botia, Uini (Atonio) et Romain Sazy. Tout de suite, ça impressionne de jouer avec lui. C’est un peu notre papy (sourire). Je suis heureux pour lui, on va tout faire pour le rendre heureux pour sa 250e. »
Une longévité exceptionnelle
Cette longévité est d’autant plus remarquable que la carrière de Levani Botia n’a pas été épargnée par les blessures. Le Fidjien a notamment connu deux ruptures des ligaments croisés du genou, des blessures particulièrement lourdes pour un joueur de son profil. À chaque fois, il a pourtant réussi à revenir au plus haut niveau. Une capacité à se relever qui participe aussi à la légende construite au fil des années par le troisième ligne rochelais.
Pour l’anecdote, Sean Dougall, qui a arrêté sa carrière en 2021, s’est remémoré ses affrontements avec Botia lorsqu’il évoluait encore sous les couleurs de la Section Paloise, entre 2015 et 2019. « Chapeau, surtout vu comment il joue. C’est impressionnant de voir la durée de sa carrière. Je me souviens, à l’époque, quand on jouait contre lui, c’était l’enfer », se remémore l’ancien troisième ligne.
2027, stop ou encore ?
À 37 ans, Levani Botia continue pourtant de repousser l’échéance. Encore sous contrat jusqu’à la fin de la saison, le Fidjien n’envisage pas encore de raccrocher les crampons. « À chaque fois, je dis que c’est ma dernière, donc je ne sais pas ce qu’il va se passer. Comme je l’ai dit, j’écoute mon corps et quand il me dira stop, j’arrêterai. »
Au-delà de La Rochelle, Botia a récemment retrouvé la sélection fidjienne pour la tournée d’été, preuve qu’il conserve une place importante malgré le poids des années. Alors, pourquoi pas une dernière aventure avec les Fidji lors de la Coupe du Monde 2027 ? « Si mon corps est OK, je pourrais y prétendre. Mais ce n’est pas facile, il y a beaucoup de joueurs qui peuvent jouer au même poste que moi. », a-t-il reconnu.
Avant de penser à 2027, Levani Botia va déjà franchir une nouvelle étape de sa carrière ce samedi à Pau : son 250e match avec le Stade Rochelais. Une barre symbolique qui vient couronner plus de douze années passées sous le maillot jaune et noir.






