Le chantier de dépollution de l’ancien site d’Enedis, situé rue Marcel Paul à La Rochelle, devrait durer entre huit et neuf mois. Réalisés sous une tente de confinement et sans interruption, les travaux ont été présentés par le préfet Brice Blondel à quelques jours de son départ de Charente-Maritime.
Ce fut l’un des dossiers majeurs de son passage en Charente-Maritime. À l’aube de son départ du département, le préfet Brice Blondel est revenu sur le complexe chantier de dépollution de la rue Marcel Paul. Cette opération, marquée par plusieurs rebondissements ces dernières années, devrait cette fois aller à son terme grâce à la mise en place d’un nouveau protocole, a-t-il indiqué devant la presse.
Après plusieurs réunions d’information organisées avec les riverains, les établissements scolaires et l’association Zéro Toxic, Brice Blondel a précisé qu’il restait « huit à neuf mois » de travaux. Ceux-ci devraient débuter une fois les épreuves du baccalauréat terminées. « Il faut vraiment s’assurer que nous laissons un site compatible avec les usages qui en seront faits », a expliqué le représentant de l’État en Charente-Maritime.
La clause des 5 ans "a vocation a sauter"
Brice Blondel reconnaît des « dysfonctionnements » dans les protocoles précédemment mis en œuvre. Les services de l’État ont travaillé avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment la Ville de La Rochelle et l’entreprise chargée de la dépollution, afin de mettre en place un dispositif permettant d’aller au terme du chantier sans nouvelle interruption.
Les travaux reprendront ainsi sous une tente de confinement destinée à éviter toute émanation de polluants dans l’air lors de l’extraction des terres contaminées.
Fervent défenseur de la transparence autour de ce dossier depuis son lancement, le préfet de Charente-Maritime a indiqué que l’arrêté préfectoral, fondé sur un protocole élaboré avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), devrait être signé dans les prochains jours. L’objectif est d’éviter tout nouvel incident grâce à un niveau de précaution et à des moyens déployés inédits, alors que ce chantier est désormais « regardé dans toute la France ».
Le préfet a par ailleurs indiqué que la clause limitant à cinq ans la durée de résidence des étudiants dans les logements concernés « a vocation à disparaître ». Cette décision dépendra toutefois des résultats de l’analyse des risques résiduels, qui devra déterminer si le site est pleinement compatible avec un usage résidentiel.






