Pour son retour en phases finales du Top 14, le Stade Rochelais a subi une lourde défaite sur la pelouse du Stade Français (45-5). Au terme d’une saison 2025-2026 riche en rebondissements, les Maritimes voient leur aventure s’achever en barrage.
Après sa folle remontée, ponctuée par six victoires consécutives pour arracher une place dans le Top 6, le Stade Rochelais retrouvait les phases finales, deux ans après sa dernière participation. Opposés au Stade Français, troisième de la saison régulière, les Maritimes n’ont jamais été en mesure de rivaliser et se sont lourdement inclinés (45-5). Les Parisiens retrouveront Montpellier en demi-finale samedi prochain.
En difficulté dès l’entame
Dès les premières minutes, les Jaune et Noir ont été étouffés par la puissance du pack parisien, dominateur dans les collisions, à l’image de Yoann Tanga ou encore de Romain Briatte. C’est d’ailleurs ce dernier qui inscrivait les deux premiers essais du Stade Français (7’ et 29’, 14-0). Sans solution pour contrecarrer les offensives parisiennes et privés de possession, les hommes de Ronan O’Gara ont passé l’essentiel du premier acte à défendre. L’arrière international Léo Barré corsait encore l’addition juste avant la pause (19-0, 40’). Comme si cela ne suffisait pas, Joel Sclavi (muscle soléaire), Charles Kanté-Samba (ischio-jambiers) et Paul Boudehent (ischio-jambiers) quittaient successivement leurs partenaires sur blessure.
L’espoir avant la chute
Les Rochelais revenaient des vestiaires avec de meilleures intentions, récompensées par un essai de Jules Favre (19-5, 53’), laissant entrevoir un mince espoir. Mais celui-ci était vite balayé par des Parisiens largement supérieurs dans tous les secteurs du jeu. En difficulté en défense et en souffrance dans les phases de conquête, les Maritimes cédaient définitivement lors des vingt dernières minutes. Joe Marchant, auteur d’un doublé (59’ et 71’), Jérémy Ward (63’) puis Romain Briatte, une troisième fois (80’) faisaient exploser le tableau d’affichage et le stade Jean-Bouin (45-5).
Après une remontée spectaculaire qui leur avait permis d’enchaîner six succès consécutifs pour décrocher leur qualification, les Rochelais ont sans doute payé les efforts consentis ces dernières semaines. Diminués physiquement et dominés dans l’engagement, ils n’ont jamais trouvé les ressources nécessaires pour rivaliser avec le Stade Français dans ce barrage.






