Alors que la manifestation lycéenne était terminée depuis près de deux heures, deux tentatives d’intrusion dans des lycées ont été recensées ce vendredi à La Rochelle. Quatre personnes ont été placées en garde à vue après des dégradations commises au lycée professionnel Pierre-Doriole.
Un portail arraché, des vitres cassées… Deux tentatives d’intrusion dans les lycées Pierre-Doriole et Valin ont été constatées ce vendredi, selon un communiqué de la préfecture de Charente-Maritime publié ce vendredi soir. Alors que cela faisait près de deux heures que la manifestation s’était terminée, un premier groupe d’une quinzaine de personnes a tenté de s’introduire dans les locaux du lycée Valin avant de prendre rapidement la fuite à l’arrivée des forces de l’ordre, sans commettre de dégradations.
Le constat n’est cependant pas le même au lycée professionnel Pierre-Doriole, situé rue de Périgny à La Rochelle. Une cinquantaine d’individus cagoulés ont tenté de s’introduire dans l’établissement scolaire en arrachant une barrière et en la plaçant sur la route. Des vitres auraient également été brisées, mais les individus n’auraient pas réussi à pénétrer dans l’établissement avant de se disperser à l’arrivée de la police, tandis que les élèves du lycée était confiné après le déclenchement de l’alarme intrusion. Quatre d’entre eux, extérieurs à l’établissement, ont été interpellés et placés en garde à vue, indique Arnaud Laraize, le procureur de la République de La Rochelle.
Selon des sources concordantes et des vidéos visionnées, les individus ne portaient pas de pancartes revendicatives et ne faisaient pas partie du mouvement lycéen en cours, même si ces faits interviennent dans un contexte de tensions autour des blocus à La Rochelle. Dans la matinée, une centaine d’individus masqués ont affronté les forces de l’ordre en marge d’un blocus au lycée Léonce-Vieljeux. Ces derniers étaient, pour la grande majorité, extérieurs à l’établissement, selon de nombreux élèves rencontrés sur place qui indiquaient vouloir organiser un blocus pacifique et avaient appelé au calme avant que les tensions n’éclatent.






