L’ensemble des pôles de l’université de La Rochelle ont été bloqués ce mercredi matin par les étudiants, tandis que le calme était de retour devant les lycées rochelais. Face à cette mobilisation, la présidence de l’université a annoncé, dans un courriel, le passage des cours à distance jusqu’à lundi prochain.
Alors que le calme est revenu devant les lycées de La Rochelle, avec une reprise des cours dans l’ensemble des établissements, c’est au tour de l’université de se mobiliser ce mercredi matin. L’ensemble des pôles universitaires ont été bloqués par les étudiants, qui ont installé des barrières et des poubelles devant les entrées des bâtiments. Une mobilisation qui touche même la faculté de droit ou l’IAE, pourtant peu habitués à ce type d’action.
« Il y a vraiment un ras-le-bol de la part des étudiants. C’est assez inédit, la fac de Sciences a très peu été bloquée dans son histoire. Et ce n’était pas forcément prévu à la base, mais on a eu très peu de réactions en faveur des mouvements lycéens et étudiants de la part de la présidence de l’université », explique Lucas, étudiant en troisième année de licence de sciences de la vie.
Une mobilisation qui s’inscrit également dans un mouvement national, comme l’explique Éline, sa camarade : « C’est un mouvement qu’on rejoint surtout vis-à-vis du gouvernement. On demande plus de financements pour l’éducation et les études supérieures. Il y a le gel des APL quand même, ce n’est pas normal cette décision. En parallèle, avec les repas à un euro pour tout le monde, il y a des quotas qui ont été discutés. Donc les Crous vont accueillir un certain nombre d’étudiants et ça veut dire qu’il y en a un certain nombre d’autres qui ne mangeront pas le midi aux Crous. Et il y a la mesure « Bienvenue en France », qui implique des frais d’inscription exorbitants pour les étudiants venus de l’étranger, hors Europe. Et c’est quelque chose qui creuse vraiment les inégalités. »
L'université fermée pour cette fin de semaine
Les deux étudiants pointent également du doigt plusieurs problématiques locales, notamment l’état de certains bâtiments et locaux, qu’ils jugent délabrés, en particulier à la faculté des sciences. Ils dénoncent aussi la fin de la prise en charge par l’université des frais de déplacement liés aux cours organisés sur le terrain, symbole, selon eux, des « coupes budgétaires » dans l’enseignement supérieur.
Ces difficultés concernent également les autres pôles de l’université, explique Lucas, avec des problématiques qui varient selon les formations. Une « accumulation de choses » qui pousse aujourd’hui les étudiants à vouloir se faire entendre, alors que la fermeture du restaurant universitaire « Vespucci » depuis la semaine dernière pèse également sur le budget de « nombreux étudiants déjà précaires ».
Aucun incident particulier n’a été signalé ce mercredi. Toutefois, par crainte de nouveaux blocages, la présidence de l’université a annoncé, dans un courriel, le passage de l’ensemble des enseignements à distance jusqu’à lundi. Du côté des lycées, les cours sont maintenus ce jeudi.






