Après une première journée de mobilisation, les lycéens rochelais appellent déjà, sur les réseaux sociaux et lors des blocages de ce jeudi matin, à poursuivre le mouvement ce vendredi et dans les prochains jours. Les lycées Dautet et Saint-Exupéry resteront fermés ce vendredi.
Après une première journée de mobilisation qui a vu près de cinq établissements bloqués, les lycéens rochelais appellent à poursuivre la mobilisation ce vendredi avec une convergence en ville en milieu de journée. Sur les réseaux sociaux comme aux abords des lycées, le mot d’ordre est déjà passé, avec l’objectif d’engager un mouvement qui pourrait durer plusieurs jours, alors qu’une nouvelle mobilisation nationale est prévue mardi 6 octobre.
Les lycées Saint-Exupéry et Dautet ont indiqué aux parents qu’ils resteront fermés ce vendredi. À Saint-Exupéry, situé à Port-Neuf, le proviseur indique dans un mail qu’un incendie provoqué devant l’accès principal de l’établissement a endommagé le système d’accès ainsi que le système d’ouverture d’urgence. À Dautet, un incendie a également été allumé devant le bâtiment, tandis qu’une porte a été enfoncée et que des dégradations ont été constatées sur la façade. Dans les deux établissements, la crainte de nouveaux blocages a également motivé les directions à prendre cette décision.
« Dans un contexte qui ne semble pas s’apaiser, et compte tenu des attentes légitimes en termes de sécurité de toutes et tous, nous avons pris la décision, avec l’accord de M. le Recteur d’académie, de fermer l’établissement et de passer les cours en modalité à distance, pour le moment pour le vendredi 2 octobre, mais vraisemblablement jusqu’à un retour à des conditions adéquates pour un accueil serein », explique la direction du lycée Saint-Exupéry.
Des mobilisations difficiles à anticiper
Au lycée Léonce-Vieljeux, où le blocage s’est déroulé dans le calme, les cours ne sont pas annulés. Même situation à Rompsay, malgré les incidents survenus ce jeudi matin : un bus a été attaqué, des projectiles ont été lancés en direction du bâtiment et du personnel, tandis que plusieurs abribus ont également été dégradés.
Un mouvement qui reste malgré tout difficile à anticiper pour les autorités. La multiplication d’affiches générées par intelligence artificielle rend notamment plus difficile l’évaluation de la mobilisation réelle autour de certains appels. Les élèves s’organisent également via des groupes sur des plateformes comme Instagram ou Snapchat, comme cela a encore été le cas ce jeudi, mais aussi par le traditionnel bouche-à-oreille.
Les blocus prévus demain seront-ils eux aussi suivis ? Il est pour l’heure difficile de répondre à cette question, et encore davantage d’en mesurer l’ampleur, alors que de nombreux éléments extérieurs s’incrustent dans ces actions.






